samedi 25 octobre 2008

Du nouveau sous un ciel gris

Une bonne chose de réglée. Depuis plusieurs mois, je cherchais un forfait pour un téléphone portable, que je souhaitais offrir à ma fille pour ses 18 ans. Il faut dire que je n’y connaissais pas grand-chose et que j’ai été fort étonnée des prix exorbitants qu’on demande pour ces petites bêtes. D’autant plus que tous les jeunes en ont un! Comment font ces étudiants, qui sont majoritairement sans revenus, pour se payer ça? C’est les parents qui payent, me suis-je répondu.

Alors j’ai réfléchi. J’en ai parlé. J’ai été approuvée dans ma décision. Alors j’ai acheté. Je lui ai offert ce matin. J’ai composé le numéro et l’appareil, caché dans un sac enfoui dans le fond de mon garde-robe, s’est mis à sonner. Tout de suite, elle a compris. Même si son anniversaire n’est que dans quelques jours, je n’en pouvais plus d’attendre et je voulais qu’elle en profite dès que possible. Il y a aura bien d’autres surprises pour « le grand jour ».

J’ai bien sûr accompagné le cadeau de quelques recommandations. Car l’usage est illimité pour les trois premiers mois, mais ensuite il faut surveiller les minutes dans la journée, qui elles, sont limitées. Par contre, dès 17 heures en semaine et toute la fin de semaine, la jeune fille pourra communiquer sans compter. Ce qui rassure maman qui surveillera les comptes…

Je m’amuse déjà à lui envoyer des textos. Et j’avoue que je l’envie un peu. Sauf que personnellement, je n’ai aucunement besoin d’un téléphone portable. Ce serait un luxe tout à fait superflu… mais amusant, sans plus.

J’ai assisté à mon premier atelier littéraire cette semaine, qui portait sur la création de personnages. J’ai bien aimé l’approche de l’animatrice, auteure de romans policiers, qui a très bien capté l’attention de son auditoire dès les premières minutes. Notre petite groupe est plutôt hétérogène, formés de gens entre 30 et 65 ans, de diverses professions. Mais nous avons tous en commun le désir d’écrire, ou du moins d’explorer cette forme d’expression.

J’ai aussi reçu mes lunettes cette semaine. Des verres progressifs, auxquels je me laisse le temps de m’habituer. J’avoue que c’est particulier comme sensation, mais je sais que je vais m’y faire. Il était temps que je m’offre une paire de « vraies lunettes », moi qui portais des verres de lecture bon marché depuis quelques années. D’autant plus que mon œil gauche est un peu plus faible que le droit, et que seule une prescription pouvait m’offrir une paire de lunettes adaptées à ma vue.

Voilà donc les nouveautés de la semaine, des petites joies qui m’aident à oublier le temps gris et froid qui s’installe et la morosité qui vient avec. Je serai fort occupée dans les prochains jours, tant au travail que dans ma vie personnelle. J’espère quand même trouver le temps pour écrire. Justement, à ce propos, l’animatrice de l’atelier nous a donné un bon conseil. Elle nous a suggéré d’associer l’écriture à quelque chose qu’on aime faire, comme aller dans un café ou s’installer dehors au soleil (s’il y en a), de manière à ce que l’écriture devienne un plaisir et non une contrainte. Et elle nous a aussi conseillé de « laisser venir », en nous racontant qu’elle a été la première surprise d’avoir créé des personnages aussi étranges que ceux qui meublent ses romans. J’ai hâte de découvrir les miens…

dimanche 19 octobre 2008

Récolter ce qu'on a semé

La crise financière a pris beaucoup de place dans les médias cette semaine, tout comme les élections fédérales, dont les résultats n’ont surpris personne. Tous ces millions dépensés n’auront donc servi à rien. D’autant plus que cette crise rendra les pauvres plus pauvres, et les riches un peu moins riches. C’est d’ailleurs la pauvreté qui a été proposé comme thème du Blog Action Day cette année. Mon texte n’est pas très inspiré, mais je l’ai écrit spontanément, sans chercher un angle particulier. Vous le trouverez mon blogue Sans parler.

Est-ce la pauvreté qui pousse les gens à dormir dehors dans les rues de Montréal? Ceux que j’ai vus jeudi soir, alors que nous revenions d’un spectacle ma fille et moi, étaient bien emmitouflés dans leur couverture et cachaient leur visage. Jeunes ou vieux? Impossible de le savoir. J’étais mal à l’aise. Je n’arrive pas à comprendre. L’hiver n’est pas encore là, mais il faisait déjà froid ce soir-là.

C’était jeudi soir et la soirée avait commencé par un souper en tête-à-tête avec ma fille, dans un restaurant vietnamien fort accueillant. Un petit verre de vin pour arroser le délicieux repas nous a permis de nous détendre. Ma fille était radieuse, affichant un sourire que je lui vois rarement, suffisamment rarement pour que je l’interroge. « Je suis en vacances! », a-t-elle tout simplement répondu lorsque je lui ai demandé ce qui la rendait de si bonne humeur. Oui, cette semaine, elle était effectivement en relâche, et cette soirée semblait la ravir puisqu’elle lui donnait l’occasion de prendre une pause et de se changer les idées. Parce que relâche ne veut pas dire vacances, malgré ce qu’elle venait de déclarer, et qu’elle a bien travaillé toute la semaine pour avancer ses travaux de mi-session.

Bref, nous avons assisté à un excellent spectacle ce soir-là : The Best of Broadway. Chanteurs, danseurs et comédiens – 28 artistes sur scène, accompagnés par quatre musiciens –, nous ont présentés des extraits de 25 comédies musicales. C’était renversant. J’ai été agréablement surprise par le talent des chanteurs et la grande qualité de ce spectacle, qui relève le défi avec succès, méritant amplement l’ovation du public.

Cette soirée m’a aussi permis de me sentir fière de ma fille. Fière, parce qu’elle a un sens de l’humour que j’adore, une ouverture d’esprit que j’approuve et une belle attitude devant l’avenir qui ne semble pas toujours rose pour les jeunes. Fière, parce qu’elle est honnête avec moi et ne me fait plus de cachettes, comme elle le faisait pendant son adolescente. Elle a certainement moins de raisons de le faire désormais, mais rien ne l’oblige à me confier ce qu’elle m’a confiée, échappant ainsi au piège qui isole trop de jeunes qui se méfient de leurs parents plutôt que de s’en faire des alliés.

J’avoue que ça me réjouit. Et c’est bien mérité non? Un jour, alors que je me plaignais des affres de l’adolescence de ma fille, il n’y a pas si longtemps, quelqu’un m’a dit que j’allais bien finir par récolter ce que j’avais semé : de bonnes valeurs et beaucoup d’amour. Je pense que le temps des récoltes est venu.

samedi 11 octobre 2008

Passer tout droit

Le beau mois d’octobre est en train de me filer entre les doigts. Je n’ai même pas eu le temps d’écrire un petit mot pour souligner le septième anniversaire de ce journal. Eh oui! J’ai écrit la première page sur l’Instanclic le 2 octobre 2001. Je retourne rarement sur ce site, mais je viens tout juste d’aller y faire un tour pour constater qu’il y a un petit ménage à faire. De nombreuses publicités envahissantes gâchent la visite et je me réjouis d’avoir ouvert ce blogue, beaucoup plus simple à utiliser. Même si à l’époque j’étais fière de moi, parce que j’avais appris les bases du langage HTML et que j’avais réussi à créer mon site sans aide, je suis très heureuse que Blogger me simplifie la vie en m’offrant un « tout inclus » fort simple à utiliser. Donc, avec un peu de retard:



JOYEUX ANNIVERSAIRE AU JOURNAL D’OPHÉLIE!



J’ai appris cette semaine que mon patron, en arrêt de travail depuis six semaines, devait prolonger son absence au moins jusqu’en décembre. Ce qui se traduira nécessairement par un surcharge de travail pour différentes personnes, dont moi. Même si je me doutais que cette prolongation était inévitable, j’ai été quand même un peu secouée en apprenant la nouvelle. Surtout qu’il ne nous a pas contactés, comme il l’aurait fait en temps normal. Donc, quelque chose ne va pas très bien pour lui et personne n’en sait plus que moi. Même si au cours des années nous avons tissé un lien d’amitié et développé une grande complicité, je ne suis pas suffisamment intime avec lui pour l’appeler à la maison pour prendre des nouvelles. Alors, comme tout le monde, je me contente de ce que nous savons : la date de son retour demeure inconnue pour l’instant.

Je passerai donc les prochaines semaines à me concentrer sur mon travail, et mon emploi du temps est passablement chargé. Je promets de ne pas négliger mon entraînement, puisqu’il est le moteur que me permet de disposer de l’énergie positive qui m’aide à voir la vie du bon côté. Hier, en rentrant un peu plus tard du bureau, justement parce que j’avais trop de travail, j’admirais l’ambiance automnale de mon quartier, et je me réjouissais de l’avoir choisi. En entrant dans l’appartement, une agréable odeur d’huile d’olive et d’ail parfumait la cuisine, où j’ai surpris ma fille et sa copine en train de faire sauter des pâtes. Les deux jeunes filles ont avalé leur repas en vitesse, pressées d’aller rejoindre leurs amis pour la soirée. Nous avons mangé les restes, mon copain et moi, savourant la tranquillité retrouvée et notre intimité devant un bon verre de vin et un bon steak.

On nous annonce une fort belle fin de semaine de l’Action de grâce. Nous en profiterons pour aller cueillir des pommes et faire le plein de vitamine D, sous le soleil d’octobre, tout en admirant les belles couleurs de l’automne qui passe trop vite.