Affichage des messages blog dont le libellé est Famille. Afficher tous les messages blog
Affichage des messages blog dont le libellé est Famille. Afficher tous les messages blog

jeudi 3 juillet 2008

Nouvelle adresse

Dans mon nouvel environnement, du haut du deuxième étage où j’habite maintenant, la lumière entre par les fenêtres, qui sont nombreuses. Quel changement! Dire que j’ai vécu presque dix ans sans cette luminosité qui adoucit même les journées grises comme celle d’aujourd’hui. Le vent souffle et les branches des arbres se balancent à ma fenêtre, comme pour me saluer. Voilà, en bien peu de mots, la description de ce début de journée.

Ma deuxième semaine de vacances se termine déjà et j’avoue ne pas avoir vu la première passer. Le déménagement a été long. Nous avons, mon copain et moi, accumulé beaucoup d’objets, de meubles, de livres et de cossins, car nous vivions dans nos logements respectifs depuis quatorze ans pour lui et neuf ans pour moi. Ma fille, quant à elle, n’avait que quelques boîtes et une grosse valise qu’elle a transportée chez son père où elle passera probablement l’été, car elle travaille à Laval. Notre joyeuse équipe de déménageurs s’est acquittée de la tâche dans la bonne humeur et avec une grande efficacité.

Le lendemain, je recevais les nouveaux électroménagers qui complètent le réfrigérateur récemment acheté par mon copain. Nous voici entourés de quatre éléments tout neufs! La joie! Pas besoin de dire que j’ai fait plusieurs lessives pour « tester » la marchandise.

Nous terminerons la peinture probablement en fin de semaine. La semaine prochaine, nous serons tous les deux en vacances et nous souhaitons en profiter un peu. La vie, avec lui, est tout à fait agréable. Nous découvrons que le quotidien vécu à deux, au même endroit, est beaucoup plus simple et l’harmonie règne. C’est bon signe.

Un seul petit nuage gris à mon bonheur tout neuf. Ma fille, du haut de ses dix-sept ans, m’annonce qu’elle pense partager un appartement avec son copain dans très peu de temps. Décision totalement irréfléchie, à mon avis. J’espère qu’elle changera d’idée pour plusieurs raisons : elle n’a pas la capacité financière pour supporter une telle responsabilité; elle doit poursuivre ses études; elle n’a aucune certitude que le garçon en question, avec qui elle avait rompu pour de très bons motifs, soit suffisamment sérieux pour s’engager. Donc, pour moi c’est clair. Elle rêve d’autonomie, c’est tout à fait louable. Mais je préfère qu’elle s’envole quand ses ailes seront un peu plus solides.

Notre voyage à New York a été fort agréable. La formule « en liberté », pour laquelle nous avions optée, était tout à fait appropriée. Nous avons profité pleinement de ces quelques heures, encore une fois trop courtes, pour parcourir la ville particulièrement grouillante en cette période estivale. La pluie est venue un peu gâcher nos soirées, mais les journées étaient bien remplies. Nous y retournerons certainement.

J’ai placé tous les dictionnaires et livres de références sur une étagère, à portée de main. Il ne me reste plus qu’à chercher du travail en correction. J’ai quelques heures par semaine à y consacrer et je ne veux pas perdre la main. Dans ce domaine, comme dans d’autres, la pratique est un gage de réussite.

dimanche 27 avril 2008

Dans le doute

Parfois, la vie nous joue des tours. Nous fait des signes. Nous envoie des messages. Celui que j’ai reçu tout récemment m’a fait beaucoup réfléchir.

Je ne sais pas encore pourquoi, probablement à cause du stress que je me suis imposé ces derniers jours, j’ai souffert physiquement de symptômes qui m’ont poussée à m’inquiéter sérieusement.

Puis, à la suite d’une échographie, ma principale crainte s’est dissipée et a fait place à une remise en question de mon mode de vie. Je dois faire face à une grande difficulté de gérer le stress.

Il y a quelques jours, mes douleurs abdominales s’étaient intensifiées. J’ai cherché la cause probable sur Internet. Comme ma mère a souffert d’un cancer de l’ovaire, j’ai commencé par là. J’avais mal au côté droit, il y a tout de même un ovaire qui se cache quelque part dans cette région…

À mesure que je lisais les informations et les témoignages sur ce cancer qu’on qualifie de sournois et de silencieux – parce qu’en général, lorsqu’il est diagnostiqué il est passablement avancé – j’imaginais le pire. Je me voyais déjà annuler mon voyage à Cuba, annoncer la mauvaise nouvelle à ma famille, à mon chum, à ma fille, passer au bistouri, subir des traitements de chimiothérapie, perdre mes cheveux, mon emploi, ma vie… Je me voyais déjà morte.

Oui, je sais. C’est fou de penser comme ça et c’est très mauvais pour le moral. Mais c’est extrêmement efficace pour une prise de conscience. Une sérieuse prise de conscience.

J’ai arrêté de fumer il y a cinq ans, je m’entraîne depuis bientôt quatre ans, je visite mon médecin tous les ans, je suis en forme… et en santé. Bien sûr, ce malaise sera investigué jusqu’à qu’on démasque le coupable. Selon mon petit docteur intérieur, je crois souffrir du syndrome du colon irritable. La crise a été accentuée par le lourd stress que mon imaginaire a imposé à mon corps. Réduire ma consommation de café et de thé, me calmer, mieux manger, mastiquer (je prends déjà trois fois plus de temps pour manger et je m’en trouve admirablement mieux) et faire encore beaucoup d’exercice font partie des principales solutions que j’applique pour résoudre le problème. Et ça marche!

J’ai confié à ma fille, sans trop entrer dans les détails, que je m’inquiétais pour ma santé et que je remerciais le ciel chaque jour pour ce que la vie me donne. Elle est bien d’accord avec moi.

Mes recherches sur le cancer de l’ovaire m’ont fait réaliser que plusieurs types de cancer, dont celui-ci, sont méconnus et un peu ignorés. Pourtant, les personnes qui en souffrent et qui doivent affronter cette terrible maladie ont besoin d’être informées et soutenues. Je pense qu’il faut encourager la recherche et exiger l’implication de ministère de la Santé dans la prévention de cette terrible maladie.

samedi 5 avril 2008

Bonne nouvelle

Hier soir, l’enveloppe tant attendue était dans la boîte aux lettres. La veille, nous en avions parlé, ma fille et moi. Plusieurs de ses amis avaient déjà reçu leur réponse, nous savions que ça n’allait pas tarder. Ma fille n’était pas à la maison lorsque j’ai découvert l’enveloppe et c’est une chance que j’aie pu la rejoindre – un vendredi soir – alors qu’elle était chez son père. « Ouvre vite », s’est-elle écriée au bout du fil.

La lettre et toutes les informations contenues dans l’enveloppe ne font aucun doute : sa candidature est acceptée dans le programme de son choix ! Un pas de plus pour ma belle grande fille, dans la direction qu’elle a choisie depuis déjà quelques années. Nous verrons dans quelques mois si ce choix lui convient. J’ai confiance, mais je suis consciente qu’à son âge, rien n’est tout à fait fixé et qu’il y a une possibilité de changement de cap à tout moment. Pourvu que le bateau reste à flot, tout ira bien.

Hier soir aussi, j’ai soupé avec quelques collègues de travail, juste avant de nous rendre au salon mortuaire. Une autre collègue a perdu son père, et nous tenions à lui manifester notre sympathie. Elle fut très touchée de notre visite, et c’est en larmes qu’elle a embrassé chacun de nous. Je savais qu’elle aurait une telle réaction, j’en avais parlé pendant le souper car certaines d’entre nous craignaient de ne pas savoir comment réagir dans une telle situation. Personnellement, je me sens très à l’aise avec ces émotions. Elles sont naturelles et tout à fait légitimes. Perdre un parent nous met en situation de privation, de quasi abandon. L’amour et la sympathie de nos proches deviennent essentiels pour traverser cette épreuve.

J’ai fait une petite promenade à pied, pour constater comme tout le monde que la neige fond, que les enfants ont déjà enlevé leur manteau et, comme des jeunes loups, guettent leurs semblables qui font des mauvais coups dans les rues. Un petit groupe lançait des balles de neige sur les voitures, pendant que les plus vieux faisaient crisser leurs pneus sur la chaussée en décomposition. Je n’ai jamais vu les rues dans un tel état. D’énormes cratères partout, souvent impossibles à éviter.

Malgré ce printemps et ce soleil radieux, beaucoup d’entre nous souffrent de cette fatigue qui nous colle à la peau, comme un vieille couche de peinture qu’il faudra gratter et éliminer. Je suis, moi aussi, un peu fatiguée. Il faut que l’énergie revienne. J’en aurai besoin dans les prochains jours. Toutes ces choses à emballer…

dimanche 13 janvier 2008

Plonger dans une belle aventure

Je dois trouver un sujet pour la rédaction d’un article, dans le cadre du dernier cours qui me permettra de décrocher, enfin, mon certificat. Ces études entreprises il y a cinq ans m’ont apporté énormément. D’abord, la confiance en moi et en mes capacités, ensuite, une plus grande ouverture d’esprit et un meilleur jugement. J’ai toujours eu l’esprit critique. Aujourd’hui, je sais qu’on ne peut pas affirmer sans s’appuyer sur des arguments solides. Sinon, à quoi bon? En parlant de son père, Marie Laberge racontait que cet homme lui avait enseigné, justement, à ne jamais parler sans savoir. Je pense que c’est une belle leçon.

Ma fille doit, elle aussi, préparer un travail pour son cours de français. Elle a choisi le difficile sujet de la médiatisation des événements entourant les tueries dans les écoles. Elle a peur de ne pas être à la hauteur. Je l’encourage et lui suggère des pistes. Elle aussi, au fond, a besoin d’accumuler les réussites pour regagner la confiance en elle qu’elle a perdue un peu. Les déceptions amoureuses ont cette manie de nous faire sentir si petite. Et pourtant. Je prie aujourd’hui pour qu’elle rencontre un garçon digne de ses aspirations, qui saura l’aimer et la respecter.

Elle arrive petit à petit à surmonter sa peine. Les larmes et la colère ont dominé ces deux dernières semaines. Je suis un peu soulagée de passer le relais à son père. Lui, n’a pas ces excès de sensibilité qui me font souffrir et qui créent, malgré moi, des angoisses qui m’empoisonnent la vie. Je finirai bien par guérir. Je sais que je n’y arriverai pas seule. J’ai besoin de l’aide de ceux qui m’aiment.

Je dois donc me plonger dans un travail intense qui durera encore quelques mois. Au printemps, j’aurai terminé. Je m’accorderai une semaine de vacances pour me consacrer entièrement à cet article, que je souhaite terminer assez tôt. Pour avoir le temps de le laisser dormir quelques jours, et ensuite y revenir pour effectuer les dernières corrections. Je serai supervisée par un tuteur dont j’attends la confirmation – une chance exceptionnelle, a-t-on souligné au premier cours. Ce sera une belle aventure.

vendredi 4 janvier 2008

Casser

Quand j’étais adolescente, on employait le mot « casser » pour annoncer la rupture à son amoureux du moment. On cassait aussi souvent qu’on acceptait de « sortir » avec quelqu’un. Ces relations sans lendemain devenaient, en quelque sorte, un entraînement pour nos relations futures, cette fois-ci plus sérieuses.

La rupture que ma fille est en train de vivre, qu’elle soit définitive ou temporaire, me ramène à certaines expériences pénibles que j’ai vécues au cours de ma vie. Et à la voir ainsi, hésitante, ne sachant pas si elle doit réellement croire que c’est fini ou si elle doit encore espérer, je ne peux m’empêcher de me rappeler que pour moi aussi ça n’avait pas été facile, la première fois.

Aujourd’hui seulement, je sais que quand le moment est réellement venu, la rupture se fait plus facilement. Les déchirements sont, en quelque sorte, un signe que l’amour n’a pas dit son dernier mot. Malheureusement, pour que le lien tienne le coup, il faut une volonté commune. Pour l’instant, je ne sais pas si c’est le cas en ce qui concerne ma fille et son copain.

Il m’arrive parfois de me demander si je suis une mère « normale ». Je suis très attachée à ma fille – je suppose que c’est le cas de la majorité des mères – et je déteste la voir souffrir. Je m’efforce de l’encourager, je tente de l’aider à franchir les étapes, sans chercher à l’influencer dans ses décisions. J’essaie de faire de mon mieux pour atténuer sa peine.

Ma fille est introvertie et se confie rarement. Quelques mots ici et là me laissent entendre qu’elle réaffirme sa position. Elle s’entoure d’amis et sort beaucoup. Le tourbillon dans lequel elle est plongée depuis quelques jours m’étourdit un peu. Littéralement. Mes vertiges ont repris et leur intensité m’inquiète un peu.

Au travail, j’ai retrouvé un patron dont l’état de santé ne s’améliore pas. Il doit subir une opération dans quelques jours et sera absent pour trois semaines. Je devrai tenir la barre comme je l’ai fait à plusieurs reprises dans le passé. Ça ne m’inquiète pas vraiment. Ce qui m’inquiète, c’est lui. (Cesse donc te t’inquiéter pour les autres et pense un peu à toi!) Oui, je sais. Mais je suis en train d’assister à la transformation de cet être autrefois jovial et positif en quelqu’un d’anéanti qui n’a plus aucune envie d’être là. Une sorte de dépression majeure je suppose. Bon, c’est un homme fort, il finira bien par s’en sortir. Au fond, que puis-je faire de plus que de lui insuffler de temps en temps un peu de joie de vivre ?

Au fond, peut-être que ce qui fait de nous, les parents, des personnes différentes, c’est justement le fait que nous pensions plus aux autres qu’à nous-mêmes. Je revois ma mère sacrifier sa portion de viande pour l’ajouter à mon assiette, comme si c’était tout naturel pour elle de se priver alors que son petit oiseau ouvrait grand son bec. Cette image, comme tant d’autres, m’a frappée et m’a permis de comprendre à quel point une mère pouvait s’oublier pour son enfant.
Casser, c’est aussi se séparer de quelqu’un qu’on aime pour voler de ses propres ailes. La première séparation, je l’ai vécue en quittant la maison familiale. Je me souviens très bien des sentiments que j’ai éprouvés lorsque j’ai annoncé à ma mère que j’allais vivre en appartement. J’avais dix-huit ans.

Deux ans plus tard, c’est de mon copain, avec qui je vivais une relation amoureuse depuis quatre ans, que je me séparais. Le choc a été immense, mais nous nous sommes retrouvés quelques mois plus tard pour entreprendre un voyage. Un périple qui a duré un an. Une véritable épreuve pour un couple…

Quelques années ont passé et nous nous sommes séparés pour de bon. Ce fut un long processus qui m’a fait comprendre que je ne savais vraiment pas comment aimer. Je suis restée seule plusieurs années, jusqu’à ce que je rencontre le père de ma fille. La naissance de ma fille m’a plongée dans un tourbillon où je n’ai pas vu le temps passer. Si bien que lorsque je me suis retrouvée à quarante ans, j’ai réalisé que je ne pouvais plus continuer à m’oublier de la sorte. J’avais l’impression que j’allais disparaître.

Au cours de ma séparation, j’ai rencontré mon copain actuel avec qui j’ai entrepris une relation un peu compliquée à ses débuts. Pendant ces années, nous avons beaucoup changé et évolué. C’est le plus beau de cette histoire. Ces changements et cette évolution ne sont pas venus sans heurt. Il y eu, en cours de route, une rupture qui m’a particulièrement mise en état de choc. Cette fois-ci, j’ai plongé en moi-même pour mieux comprendre la souffrance démesurée que j’éprouvais. Ce journal, que j’écris depuis, m’a aidée énormément à reprendre contact avec moi-même.

Aujourd’hui, je suis moins dépendante de l’affection des autres et je souffre moins. Ce mieux-être n’a pas été gagné sans peine. Il me reste maintenant à guider ma fille dans sa vie d’adulte et à me détacher de ce bébé que j’ai vu grandir trop vite. J’y arriverai, comme pour le reste. Sans tout casser.

mercredi 2 janvier 2008

Du gris sur fond blanc

L’année 2008 s’est faufilée en douceur. Le tapis de neige duveteuse qui recouvre la ville a de quoi réjouir les amateurs de plein air. Cette dernière journée de vacances pour moi est passée trop vite.

Mon souper d’anniversaire a été mémorable. Ma fille et son copain ont tenu leur promesse : ils sont venus préparer le souper. Pour la première fois, je les ai vus comme un petit couple qui n’avait pas besoin de moi pour les aider pour faire la cuisine. C’était charmant. Pendant le repas, je regardais ma fille fixer un regard terriblement amoureux sur son copain qui a très bien joué son rôle de cuisinier pour l’occasion. Je me sentais comblée de la voir si heureuse. Le jeune homme nous a quittés après le repas, prétextant un rendez-vous avec sa grand-mère. Une fois la vaisselle terminée, ma fille s’est retirée dans sa chambre.

Tout est arrivé si vite que je n’ai pas compris tout de suite pourquoi elle frappait son clavier d’ordinateur, complètement en furie, pleurant et criant à la fois. C’est plus tard qu’elle a réussi à me dire que le courriel qu’elle venait de lire et qui l’a mise dans cet état lui révélait que son copain, qui venait tout juste de partir, entretenait une relation avec une autre fille.

Jamais je n’ai vu ma fille aussi désemparée. J’ai dû la retenir pour ne pas qu’elle sorte dans cet état, essayant de comprendre ce qui se passait tout en tentant désespérément de la calmer. Puis, les conversations téléphoniques se sont succédées, accentuant la force de la crise au lieu de la diminuer.

Ce triste événement a jeté un voile sombre sur cette soirée qui avait si bien commencé. Plus tard, ma fille est allée se réfugier chez des amis pour apaiser sa peine. Nul doute que je n’étais pas nécessairement la bonne personne, ce soir-là, pour la consoler, même si j’ai souhaité qu’elle reste avec nous, comme prévu, au lieu de s’en aller.

Le lendemain nous avons discuté. Ce premier amour représente beaucoup pour elle. Le jeune homme, quant à lui, a eu une vie fort difficile jusqu’ici et, de toute évidence, n’a pas atteint le même degré de maturité que celui de ma fille.

Ce sont ses valeurs à elle qui comptent. Et la fidélité en fait partie. Elle lui a déjà pardonné dans le passé, mais cette fois-ci, c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Même si je ne peux prédire l’avenir, j’espère qu’elle maintiendra sa décision de ne plus le revoir, du moins pour un certain temps.

Il va sans dire que le nouvel an a été moins joyeux qu’il aurait dû être. J’espère que l’année 2008 effacera vite cette peine et que ma fille pourra tourner la page

Je retourne au travail demain. Je n’en ai pas envie, même si je sais que la routine prendra le dessus et m’aidera à effacer ces mauvais moments de ma mémoire.

jeudi 27 décembre 2007

D'amour et d'humour

La fête familiale habituelle s’est bien déroulée. Le temps était doux et la route était belle. Cette année, toute notre attention était tournée vers ce nouveau membre de la famille, cette petite fille de neuf mois qui s’émerveille et qui nous enchante. Devant la fatigue des parents, parfois un peu impatients, je me remémore ces moments où il faut s’ajuster et où le couple se fragilise un peu pour, selon le cas, mieux se retrouver ou se séparer plus tard. Car c’est vrai que la venue d’un enfant bouscule et met à l’épreuve. Et que dans le monde d’aujourd’hui, on tolère peu et on rejette vite.

Mon copain me faisait remarquer que je me moque souvent de lui et que ça le gêne. Alors, même si je considérais ces moqueries comme bien inoffensives et que j’espérais que son sens de l’humour l’aide à les accepter avec le sourire, j’ai décidé, par respect pour lui, d’arrêter. Comme les vilaines habitudes sont difficiles à perdre, il m’a fallu un certain effort de concentration pour éviter de « sauter sur l’occasion » de l’agacer un peu pendant notre réunion familiale de Noël. J’ai réussi et j’ai respecté la limite que je m’étais fixée. Mais voilà que lui, au contraire, en a profité, alors que mes défenses étaient tombées, pour me piquer à la moindre occasion. J’ai laissé faire. Je me suis dit qu’il avait envie de me tester et de voir si j’allais répliquer. Ce que je n’ai pas fait. Mais dans mon for intérieur, j’ai éprouvé une certaine déception.

Il y a là un côté de la nature humaine que je m’efforce de comprendre depuis bien des années. Deux personnes qui s’aiment doivent-elles constamment se mettre à l’épreuve pour se convaincre de leur amour? Quand je vois ma fille et son copain, continuellement en train de se chamailler pour des « niaiseries », en train de bouder ou pire, de se crier des injures, je ne sais plus dans quel bouquin je dois regarder pour trouver une explication. Le période des Fêtes est une période de stress qui prédispose les couples aux conflits. Alors que tous devraient se réunir dans la paix et l’harmonie, il arrive parfois que les gens se heurtent, se querellent, se blessent.

Au cinéma ou dans la littérature, l’amour est idéalisé. Les images qu’on nous propose ne tiennent pas la route dans la réalité. Et si on se met à rêver d’atteindre ce genre de paradis dans une relation, on risque d’y laisser sa peau. Bien sûr, l’amour est un sentiment puissant, mais chacun le vit différemment. Avec les années, j’ai cessé de chercher l’amour parfait et j’ai plutôt décidé de construire. Pour moi, c’est la meilleure façon d’entrer en relation avec une personne. Le respect, l’attention et l’écoute sont les matériaux sur lesquels je compte. Je sais que ce que nous construisons n’est pas à l’abri de tout. Je sais que même les édifices en béton peuvent s’écrouler. Je sais aussi que les plus forts savent se taire.

samedi 3 novembre 2007

Mes amies et moi

Chacune a sa vie. Différente. Des enfants, tous grands maintenant. Bientôt de petits-enfants certainement. Et aussi des parents vieillissants. Le père de mon amie vient de subir un accident vasculaire cérébral. Il est âgé de quatre-vingt-trois ans. L’an dernier, il a subi une chirurgie cardiaque qui lui a sauvé la vie. On le compare à un chat. Il a bien neuf vies celui-là. On lui a déjà diagnostiqué une leucémie. Il n’a jamais fait de chimiothérapie. La maladie s’est volatilisée. Le médecin n’a rien compris. Peu importe, c’est la volonté de vivre de cet homme qui l’a toujours sauvé.

Mais mon amie, aujourd’hui, voit l’esprit de son père s’en aller alors que son corps continue à rester ici. Il perd la tête, comme on dit. Et ça, ce n’est pas facile à vivre. Comme elle me le confiait tristement, nous sommes tous plus ou moins préparés à voir mourir nos parents, lorsqu’ils sont âgés. Mais personne n’est préparé à les voir devenir confus, perdus, incohérents, à les entendre divaguer, délirer, à constater qu’ils ne nous reconnaissent plus, que nous devenons des étrangers pour eux.

L’an dernier, j’ai longuement réfléchi à la pertinence d’opérer un homme aussi âgé, au risque de lui rendre une vie qui aurait perdu tellement de sa qualité qu’elle n’en vaudrait plus la peine. Mais je savais que cet homme tenait à la vie très fort, surtout parce qu’il ne voulait pas laisser sa conjointe toute seule. Elle aussi ne voulait pas le voir partir déjà…
Mais depuis cette intervention, il devient de plus en plus confus.

Mon amie veille son père à l’hôpital et y passe tout le temps qu’elle peut pour prendre soin de lui. Elle veille surtout à ce que les équipes médicales ne s’acharnent pas à le maintenir en vie coûte que coûte. Ils n’ont pas le choix, m’a-t-elle confié, ils doivent nous proposer toutes les interventions possibles et nous laisser décider. Son père refusait les traitements de chimiothérapie et, malgré une tumeur découverte récemment, mon amie a refusé le traitement proposé en son nom.

Mes parents sont décédés très rapidement. Mon père a succombé à une crise cardiaque pendant la nuit à l’âge de cinquante et un ans et ma mère est décédée d’un cancer quelques jours après son admission à l’hôpital. Je ne sais pas comment j’aurais réagi devant une situation semblable à celle que mon amie est en train de vivre. Je la trouve très courageuse et très dévouée.

Cette semaine, nous étions au restaurant mes amies et moi, et de revoir ces belles dames, à l’aube de la cinquantaine ou confortablement installée dans cette décennie, m’a fait le plus grand bien. C’était réconfortant et apaisant. J’aimerais les voir plus souvent. La vie nous joue des tours parfois et nous éloigne trop vite de ceux qu’on aime.

samedi 13 octobre 2007

Rendez-vous manqué

Les engueulades servent à quelque chose. Elles servent à se positionner par rapport à ses valeurs, à s’affirmer, à se faire respecter. Chacun a le droit de s’exprimer. Chacun a le droit de défendre ses positions et de ne pas céder. Chacun a le droit, aussi, de prendre le temps de réfléchir et de se remettre en question.

La colère est un signe et un moyen de défense. Elle nous indique que quelque chose en nous vient d’être suffisamment heurté pour provoquer un choc. La surprise, la soudaineté de l’événement qui se produit et qui dérange ou perturbe ne nous laissent pas le temps de réfléchir et d’analyser pour modérer notre réaction, qui tôt ou tard devra bien se manifester de toute façon. Alors, lorsque l’étincelle allume la mèche, l’explosion est difficilement évitable.

Voilà une bien belle analyse de ce qui vient de se produire, ce matin, alors que nous visitions le Salon de la formation et de l’emploi, mon copain, ma fille et moi. Nous n’avions certes pas les mêmes attentes et les mêmes besoins, alors nous avons décidé de nous séparer pour la visite. Nous nous sommes donné rendez-vous une heure plus tard à l’entrée. Ma fille et moi avions deux kiosques à visiter ensemble, ce que nous avons fait rapidement. Au premier, petit et modeste, nous avons été accueillies par une conseillère très bien informée qui a répondu à toutes nos questions. C’est ce qui comptait le plus pour ma fille, puisque c’est à ce collège qu’elle veut faire une demande d’admission dans quelques mois. Le deuxième kiosque, fastueux, occupait quatre fois plus d’espace que le premier. Toutefois, la visite nous a permis de constater que dans ce genre d’événement, l’apparence ne vaut rien quand personne ne peut répondre intelligemment à nos interrogations.

Avec des rendez-vous en poche pour une visite à chacun de ces collèges, ma fille avait terminé sa visite et elle m’a quittée pour me laisser le temps de compléter la mienne, me rappelant qu’elle m’attendait à l’heure et au lieu convenus. Une demi-heure plus tard, je la retrouvais sagement assise en train de feuilleter le journal. J’avais complété ma visite et constaté, malheureusement, qu’il manquait l’essentiel à ce Salon, des personnes compétentes et bien informées qui auraient eu réponse à tout. Mais bon, je suis tout de même rentrée avec beaucoup de paperasse et un rendez-vous, moi aussi, à une journée portes ouvertes.

Nous avons discuté un peu et nous avions hâte de quitter cet endroit, alors les quelques minutes de retard que mon copain accusait commençaient à nous agacer. Je suis une personne qui apprécie grandement la ponctualité, et je suis passablement tolérante lorsque quelqu’un, pour une bonne raison, arrive avec dix ou quinze minutes de retard. Nous avons donc attendu quinze minutes. Puis, nous avons décidé de faire un dernier tour du Salon avant de partir. Mon copain discutait tranquillement avec un des exposants, sans se soucier le moins du monde de son retard, feignant même de ne pas se rappeler que nous avions fixé une heure de rendez-vous.

Ben là! Comme dirait Daniel Pinard, y’a toujours ben des limites! Ce n’est pas mon genre de rester calme dans ce type de situation. Un, je déteste attendre; deux, je pardonne difficilement les retards injustifiés; trois, je me mets immédiatement en colère lorsque je constate qu’on me manque consciemment de respect.

Voilà, c’est une situation banale, mais elle a un peu gâché le plaisir de cette sortie à trois. Néanmoins, j’ai passé l’éponge parce que j’ai validé ma réaction auprès d’une tierce personne, en l’occurrence ma fille, qui a comme moi perçu comme un acte fautif la nonchalance avec laquelle mon copain a agit en ne nous respectant pas, elle et moi. La notion de respect est bien peu comprise de la plupart des gens. Un de ses aspects, c’est de ne pas imposer une situation désagréable aux autres lorsqu’elle peut facilement être évitée.

Je sais reconnaître mes erreurs et, aujourd’hui, je sais aussi reconnaître mes besoins. Ce n’est pas anodin. Dans le mot reconnaître, il y a le mot connaître. Il y a les notions d’indentification et de distinction. Il y a cette grande satisfaction de savoir et de comprendre pourquoi on pose tel ou tel geste ou on ressent telle émotion. Ma colère, je la rends légitime parce que je l’explique, je la comprends et je l’exprime modérément. En fait, j’exprime mon désaccord. Je m’affirme, je me mobilise pour me faire respecter.

Voilà une analyse personnelle à laquelle je me livre rarement. C’est important pour moi ce que je viens d’écrire. Et si ça peut aider ou toucher quelqu’un, ce ne sera pas en vain que je l’aurai écrit.

samedi 15 septembre 2007

Réflexion sur l'avenir

Ayant perdu mon père très jeune, j’étais souvent impressionnée par les hommes plus âgés quand j’étais adolescente. Un soir, devant une bière que je sirotais en compagnie d’un professeur grisonnant et très bel homme, celui-ci me fit une remarque que je n’ai jamais oubliée. Alors que je lui demandais pourquoi il souriait en me regardant, il me dit qu’il était en train d’imaginer ce que je deviendrais plus tard... Mais dans le brouhaha du bar où nous nous trouvions, je n’ai jamais pu poursuivre la conversation qui fut interrompue. Depuis ce temps, je me demande encore ce qu’il voyait.

Je repense souvent à ce moment où quelqu’un a vu en moi quelque chose que je ne percevais pas moi-même. Il m’arrive parfois d’avoir la même attitude devant ma fille, car le temps est venu pour elle de penser à son choix de carrière et trouver sa voie. Même si la belle est très entêtée et persiste à affirmer qu’elle veut faire du design de mode, je vois pointer en elle de nouveaux intérêts qui se développeront certainement au fil des ans.

À l’université, je constate que beaucoup de jeunes adultes s’orientent vers une autre carrière, alors qu’ils viennent de réaliser qu’ils n’ont pas fait le bon choix. Pourtant, aujourd’hui, ce ne sont pas les choix qui manquent ni les ressources pour aider les jeunes à faire le bon, justement. Mais je sais très bien que pour certaines personnes, apprendre à se connaître et découvrir ses véritables intérêts et ses passions est un processus très lent et parfois douloureux.

La première grande déception que j’ai eue dans ma vie, c’est de réaliser qu’à cause de mon physique, je ne pourrais jamais être danseuse de ballet. Toute petite, c’était mon plus grand rêve. Dès l’âge de cinq ans, j’ai pris des leçons de danse et j’ai vite compris, en regardant les autres petites filles et en subissant les regards amusés des professeurs, que la petite boulotte que j’étais ne correspondait pas au stéréotype de la ballerine longiligne et gracieuse. Et pourtant, j’aurais tellement voulu qu’une fée vienne me transformer pour pouvoir enfin chausser des pointes et porter un tutu…

Bon, voilà bien le propre du journal. On commence à écrire et on ne sait pas toujours où ça va nous mener…

Donc, maman poule regarde bébé poule et souhaite ardemment qu’elle fasse le bon choix, c’est-à-dire le choix qui la rendra heureuse sans qu’elle se frappe à un mur qui l’empêche d’avancer. Mais je suis prête à accepter les essais-erreurs et quoi qu’il advienne, je l’encouragerai toujours de mon mieux.

Mon deuxième cours a été aussi concluant que le premier. Nous avons discuté de l’actualité, autant sportive que politique, et de la façon que les médias abordent différents sujets. Nos discussions nous ont menés à des conclusions qui demandent réflexion. Ça tombe bien, j’adore réfléchir!

samedi 25 août 2007

Respirer

Ma fille a subi une opération en début de semaine, une septoplastie, pour corriger une sévère déviation de ses fosses nasales, qui l’empêchait à toute fin pratique de respirer par le nez. Tout s’est bien déroulé et la jeune fille se porte bien. Elle pourra même retourner à l’école dès la semaine prochaine, mais elle est exemptée d’éducation physique pour trois semaines, ce qui la réjouit.

Cette courte visite à l’hôpital m’a rappelé le long séjour qu’elle y avait fait il y a quelques années, après une appendicectomie compliquée par une péritonite. Mais là, en suivant la civière sur laquelle on la transportait pour la mener en salle de chirurgie, je savais bien qu’elle ne souffrait pas, qu’elle n’était pas malade, que tout serait pour le mieux. Je me suis tout de même précipitée à la salle de bains pour laisser échapper les larmes que j’avais retenues devant elle. Je suis ensuite aller marcher, en regardant constamment ma montre pour ne pas rater l’heure prévue de l’opération et celle de son retour en salle de réveil. Chaque minute, mes pensées allaient vers elle et j’avais hâte de la retrouver.

Lorsque je suis retournée dans la salle des chirurgies d’un jour à l’heure qu’on m’avait indiquée, elle était déjà là et dormait profondément, un léger pansement sous son nez. Pas d’atèle, pas de « nez de clown » contrairement à ce qu’on m’avait prédit. Un peu de sang imbibait le pansement, tout au plus. Le baiser que j’ai déposé doucement sur son front l’a fait sursauter. Elle est demeurée éveillée quelques minutes; elle avait soif, mais elle ne pouvait pas boire. Je m’inquiétais des moindres signes de douleur ou de complication – à un certain moment du sang s’est échappé de son œil – alors que l’infirmière n’était aucunement troublée par ce qu’elle qualifiait de « tout à fait normal ».

Désormais, ma fille pourra respirer. Je suis persuadée qu’elle dormira mieux, souffrira moins souvent de maux de gorge et percevra mieux les odeurs d’ici peu. Elle revoit le chirurgien dès lundi, mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Moi aussi, je peux dormir tranquille.

Voilà l’événement notable de la semaine. Je dois aussi souligner un anniversaire important. Le 17 août dernier marquait ma cinquième année de victoire contre la cigarette. Je suis non fumeuse depuis cinq ans, et je n’en reviens pas moi-même. Je suis consciente que je ne serai jamais à l’abri de la tentation, encore plus depuis que j’ai constaté récemment que mon beau-frère vient de recommencer à fumer après plusieurs années d’abstinence, et que mon neveu s’affiche désormais avec une cigarette sans la moindre retenue, lui qui fumait en cachette parce qu’il avait honte.

Aujourd’hui, alors qu’au Québec il est interdit de fumer pratiquement partout, je me réjouis d’être libérée de cette dépendance. Et j’avoue regarder d’un œil sévère les personnes qui fument même à l’extérieur, particulièrement celles qui ne respectent pas la distance minimale imposée devant l’entrée d’un hôpital. Cette semaine, j’ai constaté que les panneaux ne suffisent pas, il faudrait infliger des amendes à ceux qui ne respectent pas les malades, qui ont terriblement besoin de respirer…

lundi 13 août 2007

Passionnément

Au cours de la soirée d’anniversaire de mon neveu, nous avons eu, lui et moi, une discussion passionnée sur un sujet assez délicat. Lui, tout comme moi à son âge, ne se gêne pas pour dire ce qu’il pense sans crainte de blesser, de provoquer, ou même de faire erreur en portant certains jugements un peu hâtifs.

À la suite de cette discussion, j’ai compris qu’il lui manquait beaucoup d’éléments dans son dossier, ce qui expliquait en partie son attitude un peu arrogante. Toutefois, je lui ai fait fermement comprendre que j’attribuais à son manque d’expérience et à sa jeunesse cette fougue orageuse qu’il mettait dans ses accusations, et je lui ai reproché de ne pas avoir posé préalablement les bonnes questions pour justifier ses propos.

Je sais, ce que j’écris n’est pas très clair, parce que je n’ai pas envie d’entrer dans des détails personnels. Mais ce que je peux dire, c’est que j’ai été étonnée et un peu déçue de la facilité avec laquelle ce jeune homme portait sur sa mère et moi un verdict de culpabilité sans jamais avoir eu la décence d’ouvrir une discussion franche sur des détails de notre vie familiale.

Il a avoué, finalement, ne pas trop connaître l’histoire de notre famille et s’en est dit un peu déçu. Pourtant, il n’avait qu’à demander et nous aurions été certainement heureuses de répondre à ses questions.

À son âge, j’avais aussi tendance à condamner sans réfléchir. Je le lui ai dit. Je lui ai dit qu’il me ressemblait beaucoup et qu’à cause de cela, je pouvais comprendre et pardonner. Parce que je sais que sa pensée est encore « verte », qu’elle manque de références et de repères pour bien s’organiser. Le temps fera le reste.

Nous avons passé une belle soirée en famille et cette discussion n’a rien gâché. La journée du lendemain, que j’ai passée avec ma copine, a été tout aussi agréable. J’étais particulièrement heureuse de pouvoir me rafraîchir dans l’eau de sa grande piscine, tout en admirant les magnifiques fleurs qu’elle a plantées tout autour. Comme d’habitude, elle nous a cuisiné un délicieux repas et nos conversations ont porté sur des sujets variés sans s’aventurer dans des sentiers trop personnels. C’est une remarque que je me suis faite un peu plus tard, en réfléchissant à cette soirée. Je me disais que nos conversations d’adolescentes étaient beaucoup plus intimes à l’époque. Je suppose qu’avec le temps, une certaine distance s’est installée.

Hier, notre visite au Festival des vins nous a totalement charmés. Nous avons fait de belles découvertes. J’ai été très étonnée de l’abondance des vins en dégustations, qui nous a permis de découvrir, entre autres, les vins libanais, que je ne connaissais pas et dont les qualités m’ont agréablement surprise. Nous avons pris des notes et appris beaucoup. Je me sentirai certainement désormais plus à l’aise pour choisir un vin et je n’hésiterai pas à demander conseil au besoin. Les importateurs de vins et les producteurs sont des gens passionnés, et c’est un plaisir de découvrir leurs produits. J’ai déjà hâte au prochain Festival…