samedi 12 juillet 2008

Arriver à ses fins

Aujourd’hui, j’ai fait une balade en vélo dans mon nouveau quartier. En, fait c’est un quartier que je connais bien puisque je l’ai habité il y a quelques années, avant la naissance de ma fille et jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge de trois ans. Le quartier a changé un peu, mais il demeure toujours chargé de cette ambiance tranquille où chacun vaque à ses occupations. Le jardinage y est très populaire et les terrains sont fleuris. J’ai bien hâte de m’occuper, à mon tour, d’un petit coin de terrain à aménager. Il y a beaucoup à faire. Mais avant, je dois mieux connaître les voisins. Le respect du territoire est important pour moi. Je ne veux pas empiéter sur celui de quelqu’un d’autre. Toutefois, à première vue, il y a une place pour moi, c’est certain.

Le nouveau propriétaire – l’immeuble a été vendu récemment – n’est pas repassé depuis sa dernière visite. Le premier contact a été satisfaisant. Il y a quelques réparations à faire, nous lui avons remis une liste des travaux que nous considérons importants. Petit à petit, notre nouveau nid devient de plus en plus confortable. Il finira bien par nous ressembler. Disons, un fouillis suffisamment bien rangé pour ne pas trop déranger.

J’ai bien hâte que ma fille vienne habiter avec nous. Pour l’instant, c’est plus pratique pour elle de demeurer chez son père, mais nous avons convenu qu’en septembre, elle passerait la majorité du temps ici. J’ai envie qu’elle s’installe. Sa présence bousculera nos habitudes de « vieux célibataires », ce qui nous fera le plus grand bien.

En attendant, nous pouvons célébrer la fin du secondaire. Elle a reçu son bulletin et tout indique que ces cinq années, où les difficultés se sont succédé, se concluent par une belle réussite. Finis les cours de mathématiques! La voilà heureuse et soulagée d’un poids suffisamment lourd, qu’elle a porté vaillamment sur ses petites épaules jusqu’au fil d’arrivée. J’avoue que mon cœur battait fort lorsque j’ai ouvert l’enveloppe qui contenait les résultats attendus. Je n’avais surtout pas envie de faire face à un échec et tout ce que ça implique. Bref, je suis heureuse moi aussi que cette étape soit terminée.

Terminées aussi les vacances pour moi, qui rentre au travail dès lundi. Je n’ai pas tellement profité de ce temps pour me reposer, mais je n’ai pas à me plaindre. Comme on dit, il faut ce qu’il faut. Et puis, l’été ne fait que commencer. Nous aurons bien des occasions d’en profiter.

mercredi 9 juillet 2008

Cent trente-deux vis et une vertu

Quarante-six goujons et cent trente-deux vis plus tard, le meuble trône enfin dans la chambre de ma fille. Et la vertu? La patience voyons ! Nous avons mis presque deux heures, mon copain et moi, pour assembler toutes les pièces du puzzle et nous sommes fiers du résultat! Depuis le temps que je promettais à ma fille de lui acheter… Mais il fallait avant tout se débarrasser d’unautre meuble, que ma sœur a finalement apporté avec elle lors du déménagement. Tant mieux, ça reste dans la famille. Il s’agissait d’un meuble antique dont j’hésitais à me débarrasser. Le voilà entre bonnes mains.


Après la pluie le beau temps! On nous annonçait une journée triste et pluvieuse, voilà que le soleil reprend du terrain. J’espère qu’il sera là demain, j’ai bien l’intention de sortir mon vélo.

La gentille Béo (Béo chez les Helvètes) m’a fait l’honneur de décerner un trophée Arte y Pico à mon blogue. Je l’en remercie sincèrement. À mon tour, je fais de même pour respecter les règles que j’énonce ici :

Le but premier de ce prix est d'élargir l'éventail des blogues de qualité et surtout de le diffuser au grand jour.

Quand vous êtes à votre tour « primé(es) », voici les règles à respecter:
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1/ Vous devez choisir les blogues que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs, quelle que soit la langue,
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2/ Chaque prix doit contenir le lien vers le blogue de son auteur pour être visité par tous,
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3/ Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blogue qui lui a donné,
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4/ Le lauréat doit montrer le lien de l'Art y Pico sur son blogue,
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5/ Et afficher les règles.


Voici mes choix :

L’off mère indigne , parce que cette fille me fait crouler de rire et que son blogue prolonge le plaisir que j’ai eu à lire ses Chroniques.

Apologies inutiles et petites lubies sans façon, où l’Incrédule nous raconte en mots et en images des petits bouts de sa vie de femme dans un langage poétique souvent teinté d’humour. Et elle pose des énigmes, ça j’adore. Brillant!

Le passe mot de Venise , pour ses qualités d’écriture et sa passion pour la littérature québécoise. Une source d’inspiration que je promets de visiter plus souvent.

Le carnet du petit jour où Lou, désormais expatriée, poursuit sa route avec ce bel esprit qui la caractérise et qui fait d’elle une femme d’exception.

Ce sont mes choix. Je suis persuadée qu’il y a tant et tant à découvrir encore. Je célèbre avec toutes les blogueuses et blogueurs le plaisir d’écrire et de lire en toute liberté.

jeudi 3 juillet 2008

Nouvelle adresse

Dans mon nouvel environnement, du haut du deuxième étage où j’habite maintenant, la lumière entre par les fenêtres, qui sont nombreuses. Quel changement! Dire que j’ai vécu presque dix ans sans cette luminosité qui adoucit même les journées grises comme celle d’aujourd’hui. Le vent souffle et les branches des arbres se balancent à ma fenêtre, comme pour me saluer. Voilà, en bien peu de mots, la description de ce début de journée.

Ma deuxième semaine de vacances se termine déjà et j’avoue ne pas avoir vu la première passer. Le déménagement a été long. Nous avons, mon copain et moi, accumulé beaucoup d’objets, de meubles, de livres et de cossins, car nous vivions dans nos logements respectifs depuis quatorze ans pour lui et neuf ans pour moi. Ma fille, quant à elle, n’avait que quelques boîtes et une grosse valise qu’elle a transportée chez son père où elle passera probablement l’été, car elle travaille à Laval. Notre joyeuse équipe de déménageurs s’est acquittée de la tâche dans la bonne humeur et avec une grande efficacité.

Le lendemain, je recevais les nouveaux électroménagers qui complètent le réfrigérateur récemment acheté par mon copain. Nous voici entourés de quatre éléments tout neufs! La joie! Pas besoin de dire que j’ai fait plusieurs lessives pour « tester » la marchandise.

Nous terminerons la peinture probablement en fin de semaine. La semaine prochaine, nous serons tous les deux en vacances et nous souhaitons en profiter un peu. La vie, avec lui, est tout à fait agréable. Nous découvrons que le quotidien vécu à deux, au même endroit, est beaucoup plus simple et l’harmonie règne. C’est bon signe.

Un seul petit nuage gris à mon bonheur tout neuf. Ma fille, du haut de ses dix-sept ans, m’annonce qu’elle pense partager un appartement avec son copain dans très peu de temps. Décision totalement irréfléchie, à mon avis. J’espère qu’elle changera d’idée pour plusieurs raisons : elle n’a pas la capacité financière pour supporter une telle responsabilité; elle doit poursuivre ses études; elle n’a aucune certitude que le garçon en question, avec qui elle avait rompu pour de très bons motifs, soit suffisamment sérieux pour s’engager. Donc, pour moi c’est clair. Elle rêve d’autonomie, c’est tout à fait louable. Mais je préfère qu’elle s’envole quand ses ailes seront un peu plus solides.

Notre voyage à New York a été fort agréable. La formule « en liberté », pour laquelle nous avions optée, était tout à fait appropriée. Nous avons profité pleinement de ces quelques heures, encore une fois trop courtes, pour parcourir la ville particulièrement grouillante en cette période estivale. La pluie est venue un peu gâcher nos soirées, mais les journées étaient bien remplies. Nous y retournerons certainement.

J’ai placé tous les dictionnaires et livres de références sur une étagère, à portée de main. Il ne me reste plus qu’à chercher du travail en correction. J’ai quelques heures par semaine à y consacrer et je ne veux pas perdre la main. Dans ce domaine, comme dans d’autres, la pratique est un gage de réussite.

lundi 9 juin 2008

Penser vite

La vie va très vite. Peu de temps pour écrire. Tout ce que je peux dire : bientôt un souper avec les copines, ça me fera du bien; bientôt plus de dodo toute seule dans mon grand lit, ça me fait un peu peur; bientôt fini le secondaire pour ma fille, j’aimerais bien célébrer avec elle.

Malgré tout, je pense à ceux que j’aime, j’apaise la colère des autres et je retiens la mienne. Mathieu Ricard a dit qu’exprimer sa colère était mauvais. Qu’il fallait la voir comme quelque chose d’extérieur à nous. Ne pas laisser le monstre s’agripper. Ne pas lui laisser de place pour grandir, pour se loger en nous; ne pas le nourrir. Les psy se sont trompés, ce sont les bouddhistes qui ont raison.

Aimez-vous les uns les autres. S’il n’y avait qu’une phrase à retenir parmi celles qu’on nous a enseignées dans les cours de religion, c’est bien celle-ci. Tout un contrat en soi. Dans notre beau monde où chacun cultive son ego et son égoïsme, pas facile de penser aux autres. Pas facile de penser tout court. La plupart des gens éprouvent beaucoup de difficulté à exprimer leur pensée clairement.

Il faudra que je prenne le temps de vous parler de la musique et des livres. Quelqu’un pourrait arrêter le temps ?

Je vais à New York avec mon chum pour la fin de semaine. Nous partons vendredi. Nous laissons derrière nous les boîtes qui étouffent dans nos logements, comme nous étouffons dans cette chaleur trop lourde. Il faudrait inventer les vêtements climatisés…

samedi 31 mai 2008

Douce brise

À mesure que les boîtes s’empilent un peu partout dans l’appartement, j’ai l’impression que c’est mon moral qui descend. Car je suis de celles qui, exceptionnellement, dépriment quand le beau temps arrive. Je n’ai jamais compris pourquoi, mais c’est un fait que je constate chaque printemps. Peut-être que le changement de rythme, qui passe de trépidant l’automne et l’hiver à plutôt calme le printemps et l’été, affecte ma capacité d’adaptation. Je suis faite pour la vie active. J’entends penser ceux qui croient que l’été est le moment idéal pour s’activer, justement. C’est vrai. Mais ce n’est pas l’activité physique qui me manque, c’est l’activité intellectuelle. Étudier, m’interroger, travailler, m’occuper l’esprit, c’est vital pour ma santé mentale. Et l’été, de ce côté du moins, je ralentis.

J’ai reçu les copies corrigées de mon texte lundi dernier. La qualité du français a été soulignée, c’est la remarque qui m’a fait le plus plaisir. Rédiger sur commande a été difficile pour moi. Mais j’ai appris énormément. Je comprends maintenant un peu mieux quelles sont les contraintes du travail de rédacteur. Il ne faut pas oublier qu’il y toujours un « chef » qui commande dans ce domaine, et que répondre à ses exigences doit être comparable à ce que j’ai vécu en tentant de satisfaire à celles de ce cours.

J’ai aussi trouvé difficile l’absence de contact avec les autres étudiants. Je ne sais pas trop sur quel sujet ils ont travaillé, quelles ont été les difficultés qu’ils ont rencontrées, quel résultat ils ont obtenu. Je pense que je vais écrire à la directrice du programme et lui mentionner cet aspect.

J’éprouve un drôle de sentiment face à mon travail ces temps-ci. Je crois que l’approche de la cinquantaine m’affecte un peu. J’ai vécu une grande remise en question à quarante ans, qui a d’ailleurs provoqué ma séparation. Je me demande si je ne devrais pas sacrifier un peu de confort et chercher un emploi plus valorisant, un plus grand défi. Ce n’est pas une décision facile à prendre. Et j’ai toujours cru qu’on arrive plutôt aisément à prendre les bonnes décisions. Lorsqu’il y a un doute, je me méfie toujours un peu et je préfère être prudente. Pas à pas. La réflexion est commencée. Je verrai bien quelles actions je devrai poser.

Mais je sens un vent de changement, c’est certain. Disons, une douce brise pour l’instant.

samedi 24 mai 2008

Liquide

Ce n’est pas de ne pas pouvoir manger pendant 48 heures qui est difficile. Ce qui est difficile, c’est d’avaler le laxatif qu’on nous impose deux fois plutôt qu’une. J’ai eu la nausée pendant deux jours. Le premier jour, j’ai réussi à avaler le substitut de repas autorisé. Le deuxième jour, j’ai jeté les boîtes qui restaient tellement j’étais dégoûtée. Bref, j’aimais mieux ne rien avaler que d’avaler ÇA! La diète liquide, ce n’est pas la joie.

L’examen s’est très bien déroulé et j’ai hâte d’avoir les résultats, ce qui ne saurait tarder. Je vais mieux, parce que j’ai modifié mon alimentation en suivant mon intuition. Et en mastiquant longuement mes aliments, je me sens très vite rassasiée et je digère beaucoup mieux. Je pense que j’ai ignoré les symptômes trop longtemps et mon corps m’a lancé un cri d’alarme. Désormais, je vais l’écouter, promis.

C’est la période où je m’ennuie le plus au travail. Le temps où tout ralentit et où on n’ose rien entreprendre parce que la période des vacances arrive et que tout le monde sait que tout doit attendre. Je serai, encore cette année, le substitut de nombreuses personnes, une, deux, trois, quatre à la fois… Mais je ne vais pas me stresser avec ça. Pas cette fois-ci.

En ce qui me concerne, à l’exception d’une petite fin de semaine à New York avec mon chum, je n’ai pas de projet. M’occuper du nouvel appartement sera ma priorité. Il faudra bien trouver une place pour chaque chose et sacrifier ce qui ne sert plus à rien. Et puis, explorer le nouvel environnement et essayer d’en tirer profit occupera le reste du temps. Nous trouverons bien quelques jours et un petit budget pour aller explorer un coin du Québec encore inconnu. Pas trop loin. L’essence coûte cher et le déménagement est une inévitable source de dépenses. L’argent liquide ne coule pas à flots…

Justement, j’essaie d’inculquer à ma fille quelques principes au sujet de la gestion de l’argent. Elle travaille assez régulièrement depuis l’été dernier, et tout ce qu’elle gagne semble fondre aussi vite que la crème glacée en juillet. Je lui ai parlé de budget, elle a rétorqué qu’elle n’avait pas de dépenses??? Ça veut dire quoi au juste? Je ne lâcherai pas. Elle devra, coûte que coûte, participer à l’élaboration de son budget 2008-2009 et faire preuve de bonne volonté si elle veut que la ministre des Finances (moi, en l’occurrence) continue à verser les subventions.

J’ai confiance. Ma fille en est à l’étape où émergent les vraies valeurs, et j’aime ce que je vois et ce que j’entends. Elle a l’esprit ouvert et nos discussions sont animées. Je m’efforce de profiter de ces instants où, même si ce n’est pas toujours le bon moment pour moi, elle partage ses préoccupations, m’interroge, me consulte, me force à réfléchir et à voir la vie sous un angle différent. Ce sont des moments précieux qui ne doivent plus m’échapper. J’espère qu’elle ne s’envolera pas trop vite du nid. La maison serait bien vide sans sa douce folie.

Je recevrai les copies corrigées de mon article la semaine prochaine. La secrétaire du département de l’Université m’en a gentiment avisée jeudi dernier. En prime, elle m’a révélé ma note finale : A-. Ce qui est excellent, compte tenu de la sévérité des juges. Je suis ravie. J’ai hâte de lire les commentaires des correctrices! En attendant, je me la coule douce.

mardi 13 mai 2008

Seule au monde



Il y a trois jours, j’étais seule au monde, au milieu de la mer. J’écoutais le vent. Parfois, le cri d’un oiseau venait troubler, à peine, ce silence dont je tentais de m’imprégner pour m’apaiser. Et le silence m’apaise. Regarder cette immensité qui s’offrait à moi, comme les bras ouverts d’un amant qui attend sa bien-aimée depuis des mois, me comblait totalement. J’étais en état de grâce. Voilà tout le bienfait que ce décor enchanteur me procure, chaque fois que je mets les pieds à Cuba.

Cayo Guillermo nous a charmés, mon copain et moi. Nous nous sentions comme deux nouveaux mariés, dans ce décor fleuri où l’abondante végétation témoigne de la grande force des plantes qui réussissent à survivre dans un environnement si sec. Pas une goutte de pluie durant ces sept jours – allons-nous nous en plaindre – où le soleil a brillé sans relâche et où le vent s’est fait suffisamment discret pour nous permettre d’apprivoiser la chaleur avant qu’elle n’arrive chez nous.
Bon, c’est ce que j’appelle des vacances. Oubliés les maux de ventre et le stress. Oubliées les boîtes qui s’accumulent dans mon appartement avant le déménagement. Oubliés le boulot et le souci que je me fais pour les autres, au point d’en arriver à m’oublier moi-même.

De retour, mis à part la préparation pour mon examen médical qui me demande de ne consommer que des liquides clairs pendant 48 heures, tout se passe très bien.

J’en conclus, peut-être un peu tôt mais on verra bien, que mes malaises sont dus au stress et à la surconsommation de produits laitiers. Dossier à suivre.

Pour le reste, c’est le train train quotidien qui prend le dessus. Me faire plaisir un peu plus souvent, sans culpabiliser, devrait faire partie de mes résolutions immédiates. Choisir des plaisirs qui ne nécessitent pas forcément de consommer quelque chose serait aussi une sage décision. Me remettre à la couture, par exemple. J’aurai probablement l’espace pour aménager un petit coin où ma fille et moi pourrons laisser libre cours à notre imagination… Elle apprendra au fil du temps que la confection est un acte de patience, qualité qu’elle doit sûrement posséder puisqu’elle travaille avec des enfants autistes depuis bientôt un an, même si, à la maison, elle n’en fait pas souvent montre.

Et la suite des vacances ne tardera pas. Alors je ferme les yeux pour revenir sur cette merveilleuse plage de sable chaud, seule au monde.