lundi 8 mars 2010

Préoccupations doubles

J’ai certainement l’air d’avoir abandonné mon journal. Ce n’est pas le cas. Si peu de temps pour écrire. Si peu de temps pour me recueillir. Si peu de temps pour ne penser qu’à moi.

Bon, je sais bien que c’est récurrent et que je n’annonce rien de nouveau dans ces affirmations. Je suis bien occupée. Et passablement préoccupée. Préoccupée par mon filleul, jeune père sur le point de se séparer et qui semble tenté de céder au découragement. Oh! que je le comprends. Ma séparation n’a pas eu lieu aussi tôt dans la vie de ma fille, mais elle demeure une expérience que je sais partager.

Nous nous verrons peut-être plus jamais sa « future ex ». Elle perdra ce côté de la famille qui, sans la rejeter totalement, ne semble pas accueillir d’un bon œil cette décision si hâtive dans la vie de cette jeune famille. J’ai été privilégiée de ne pas être rejetée par ma belle-famille. Je ne me suis jamais sentie exclue, encore moins condamnée. Ça aide à se relever.

Je n’ose pas intervenir ni d’un côté ni de l’autre. Le temps fera son œuvre et amoindrira le choc. La petite, si mignonne, sera toujours là pour nous rappeler que c’est elle qui compte avant tout.

Dans ma petite vie à moi, il y a ce voyage avec ma fille qui se prépare. Les valises ne sont pas encore bouclées, même si nous partons samedi prochain. Je l’emmène une semaine à Cuba. Ça n’a pas été un coup de tête, mais presque. Je préparais le terrain depuis décembre dernier, jugeant qu’elle avait besoin de ces vacances et que la semaine de relâche représentait une opportunité facile à saisir. Elle semble ravie. Je la connais, elle passera cette semaine dans la mer et reviendra toute ratatinée, mais radieuse…

Je n’ai pas réussi à éviter le vilain rhume qui s’est invité dans la maison. Mon copain s’est chargé de me transmettre généreusement le virus. Heureusement qu’il faisait beau en fin de semaine, nous avons marché beaucoup à l’extérieur, ce qui a permis à mes voies nasales obstruées de se dégager rapidement. Je pense que dès demain, ce rhume ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Alors, mon copain me fait un peu la baboune, car il ne nous accompagnera pas. C’est un voyage de filles! Qu’à cela ne tienne, nous partons au Mexique en juin, lui et moi. Ce sera pour lui son premier voyage au Mexique, le troisième pour moi. Je suis certaine qu’il va adorer.

J’ai grand besoin de ces vacances. Même si le printemps hâtif et les belles journées ensoleillées me permettent de me sentir un peu moins déprimée, j’ai terriblement hâte de ne plus voir ce gris et de retrouver la mer…

dimanche 31 janvier 2010

Désunions


Autour du moi, des unions se brisent. Je ne peux pas juger, je ne peux pas aider, je ne peux pas commenter. D’un côté comme de l’autre, de très jeunes enfants subiront, malgré eux, les contrecoups de tout ce qu’implique une séparation. Je ne sais pas si c’est pire que de vivre un deuil, comme je l’ai vécu très jeune. Je pense que tous les enfants espèrent que leurs parents demeurent unis pour la vie.

J’ai des amies qui ont vécu avec des hommes qui avaient des enfants d’une première union, et qui ont vécu une séparation. Se séparer des enfants d’un autre, d’enfants qui ne vous sont pas liés par le sang, semble être très difficile à vivre également. Alors on se demande pourquoi, mais on sait que ceci arrive de plus en plus. Réflexion sur l’amour et le sens des responsabilités…

Le père de ma fille a décidé de déménager avec sa copine. Ma fille « perd » sa chambre chez son père, puisqu’il ne semble pas avoir pensé à ce détail. Cette dame a une maison, mais pas de chambre en trop. On peut penser que ce geste n’a pas de conséquence, puisque ma fille habite avec moi « à plein temps » maintenant, mais elle aimait bien visiter son père et retrouver cette chambre qui lui était réservée. Le manque d’élégance dont il a fait preuve en laissant sur notre galerie, sans prévenir, des « sacs verts » et des boîtes remplis de vêtements et d’objets personnels qu’elle avait laissés dans cette chambre m’a profondément choquée. Faut-il excuser ce geste? Je n’ai pas envie de lui faire encore des reproches. Et je pense que ma fille ne lui en veut pas non plus pour ça.

Mais c’est un geste symbolique.

C’est vraiment difficile d’aimer et de faire le bon choix. Les enfants souffrent quand les parents se séparent, les parents souffrent aussi. Tout le monde souffre.

Quelqu’un a-t-il le pouvoir de changer ça?

lundi 11 janvier 2010

En famille

Je suis sensible à ce que vivent les autres. À un point tel que parfois, ce trait de ma personnalité me force à m’interroger sur les choix que j’ai fait dans ma vie. Comme celui d’être mère. C’est difficile. C’est égoïste. C’est déchirant.

Autour d’une table, samedi dernier, j’observais les membres de la famille de mon chum. Ses frères et leurs conjointes, sa sœur et son conjoint. Une table d’adultes, disions-nous à la blague, même si les enfants sont grands. Ils n’étaient pas conviés à ce dîner, simplement parce que réunir autant de personnes est devenu compliqué et, avouons-le, très coûteux.

Des anecdotes où chacun racontait sa version d’un fait, provoquant à certains moments des discussions sur les détails, soulevant des objections, remuant des souvenirs qui, pour les uns, semblaient meilleurs que pour les autres. Et les conjoints et conjointes demeuraient silencieux. Cette famille, comme d’autres familles, a des comptes à régler avec son passé.

Quelques jours plus tôt, juste un peu avant Noël, je participais à une autre fête familiale, cette fois-ci avec la famille du père de ma fille. Une belle et grande famille, réunie à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de mon ex belle-mère, pour qui j’ai énormément d’affection. J’avais demandé à mon copain de m’accompagner, à la fois parce que je souhaitais qu’il rencontre cette femme exceptionnelle, et aussi parce que je tenais à ce qu’il prenne des photos en souvenir de cet événement. C’était d’ailleurs le cadeau que je voulais lui offrir : un album de photos sous forme de livre, que j’ai commandé sur ce site. Elle était ravie.

Je suis toujours très touchée de l’attention qu’elle me porte. Elle ne m’a jamais reproché de m’être séparée de son fils, et ne m’a même jamais questionnée à ce sujet. Cette femme, qui a élevé cinq enfants en travaillant, a toujours suscité mon admiration. Sa sagesse, sa grande simplicité et surtout son immense générosité font d’elle une personne d’exception. « Une sainte femme! », comme je le dis souvent à ma fille.

Deux familles bien différentes, que j’ai le bonheur de côtoyer à l’occasion, trop rarement devrais-je dire. J’aime observer ces gens. Des personnages qui stimulent mon imagination. J’aime les écouter.

Ma petite famille est bien différente de celles-là. Nous sommes orphelines et sans nouvelles de ma sœur aînée qui erre quelque part et qui refuse de prendre contact avec nous. Des problèmes de santé mentale qui auraient dû être soignés, ou au moins diagnostiqués il y a longtemps. Ma fille unique n’a pas ce qu’on appelle « l’esprit de famille » non plus. Elle s’enferme la plupart du temps dans sa chambre, et parfois je me demande si cette attitude ne démontre pas, dans un certain sens, qu’elle ne veut pas vraiment vivre avec nous.

Sa peine qui s’éternise à cause d’une relation amoureuse sans issue et qui s’envenime de jour en jour me pèse. Je ne sais plus comment l’aider, quoi lui dire, que faire. Je me sens inutile et démunie. Et je reviens au début.

dimanche 10 janvier 2010

Le sourire de Lhasa


Photo: Ivanoh Demers, La Presse


Un article paru dans une revue, au moment de la sortie du troisième album de Lhasa de Sela, révélait que la chanteuse traversait une période difficile. L’article n’en disait pas plus, mais j’avais compris à ce moment-là que l’artiste demeurait discrète et souhaitait qu’on ne s’étende pas sur le sujet de cette maladie qu’elle combattait.

La nouvelle de son décès a provoqué chez moi un long moment de réflexion et de recueillement en silence. Puis, le seul mot qui me soit venu à l’esprit fut : Pourquoi?

Le cancer du sein est une maladie dont on parle beaucoup, dont on a beaucoup parlé et dont on parlera certainement encore beaucoup. Si plusieurs femmes y survivent, plusieurs en meurent encore aujourd’hui. Et toutes les femmes, sans exception, ont peur que cela leur arrive un jour.

Lhasa de Sela n’a pas parlé de sa maladie en public. Elle n’a pas mené son combat en faisant la une des magazines. Et curieusement, lorsqu’on regarde comment les médias ont traité la nouvelle, j’éprouve un sentiment que j’éprouve souvent en lisant les journaux : la honte.

J’ai honte de voir à quel point les journalistes et le public se sont renvoyé la balle pour s’insulter avec mépris autour de cet événement qui aurait dû provoquer la réflexion et être traité dans le respect. J’ai honte qu’on permette à des gens de s’exprimer sur les ondes de la radio pour dire des idioties et qu’en plus il y ait un public pour applaudir la médiocrité. J’ai honte qu’on puisse encore aujourd’hui entendre et lire des réflexions insensées, des insolences, des jugements gratuits. J’ai honte du manque de culture qu’on glorifie, et du nivellement par le bas qui est en voie de devenir la norme. J’ai honte du laisser-aller, de l’hypocrisie, du manque de rigueur.

Si l’attention médiatique n’avait pas été essentiellement dirigée sur ce qu’a dit l’un, ce qu’a fait ou n’a pas fait l’autre, ce qu’a écrit l’un et ce qu’a répondu l’autre, on aurait peut-être rendu hommage à cette artiste, comme elle l’a mérité. Et on aurait pu, avec la famille, faire notre deuil en silence, en écoutant Lhasa nous bercer et en fixant dans nos mémoires l’image de cette chanteuse vivante, souriante et merveilleusement chaleureuse.

jeudi 31 décembre 2009

Sur mon 31

Les dernières heures de l’année 2009 s’écoulent lentement. Hier, j’ai célébré en famille mes cinquante et un ans. C’est à cet âge que mon père est décédé. Aujourd’hui, je réalise à quel point il était jeune. J’avais huit ans. À tout hasard, j’ai demandé au ciel de m’envoyer un signe. Un signe qui me permettrait de renouer avec lui. Je dis renouer, parce que depuis tant d’années, j’ai un peu oublié qui il était. Du haut de mes huit ans, j’avais l’impression qu’il était le plus fort, le plus grand, le plus beau, et surtout qu’il serait toujours là pour moi.

J’ai passé la journée d’hier à noyer ma tristesse dans le magasinage. Une tristesse qui m’habite invariablement le jour de mon anniversaire. Elle n’est que passagère, heureusement. J’ai donc profité amplement des rabais que les marchands affichent en cette période de l’année où, m’a-t-il semblé, les gens ont encore beaucoup d’argent à dépenser, mais courent les aubaines. En fin de journée, je me suis arrêtée pour faire le plein d’essence et remplir le réservoir de lave-glace qui était presque vide. Comme d’habitude, le poids du bidon de liquide me cause toujours des difficultés et je déverse la plupart du temps la moitié de son contenu à côté du réservoir… Pendant que je m’exécutais donc avec mon manque d’adresse habituel, un bon samaritain s’est arrêté. En s’excusant, il m’a demandé la permission de me montrer « la bonne manière » et a tout simplement tourné le bidon sur le côté. « Comme ça, c’est beaucoup plus facile madame », a-t-il ajouté en me laissant continuer.

Je me suis d’abord demandé pourquoi je m’étais méfiée de cet inconnu, puis ensuite, je me suis rappelé combien il est rare de nos jours que quelqu’un nous vienne en aide « spontanément ». Aujourd’hui, c’est chacun pour soi et même quand on se trouve en difficulté, rares sont les gens qui acceptent de nous aider. J’étais donc bien contente d’avoir appris quelque chose, moi qui, depuis que je possède une voiture, n’avais jamais réalisé à quel point je me donnais du mal pour rien. J’ai donc terminé de verser le liquide « de la bonne manière », et j’ai refermé le capot en remerciant le gentil monsieur. Puis, j’ai levé les yeux au ciel et lui ai fait un clin d’œil…

C’est autour d’une table, au restaurant, que j’ai célébré mon anniversaire avec ma famille, en mangeant plus que nous aurions dû (pourquoi les portions au restaurant sont-elles toujours gigantesques?), et en buvant très peu. Ce soir, nous allons laisser l’année se terminer en douceur, sans commettre le moindre abus. C’est mieux pour nos estomacs, je crois.

Je ne prends pas vraiment de résolution, mais je fais un souhait pour tous, et pour moi : la santé, le bien le plus précieux. C’est un souhait que j’ai entendu très souvent au cours des dernières heures, et je pense que de plus en plus de gens se rendent compte à quel point la santé est la plus grande richesse. Alors, bonne année tout le monde et… santé!

jeudi 24 décembre 2009

Du temps et des fêtes

Déjà la fin du mois, ou presque, et je n’ai pas écrit une ligne sur ce blogue. Le temps, un thème qui sera toujours présent dans mes écrits, me file entre les doigts. Enfin, j’ai quelques jours de congé. Décembre au travail a toujours été une période très occupée, mais cette année, j’ai le sentiment d’avoir accompli mes tâches avec une attitude beaucoup plus positive et sereine. Autour de moi, les traits de certains visages s’assombrissent, et je ne peux que constater que ce qui s’y reflète est le résultat de pensées négatives, de manque d’optimisme et de joie de vivre. Comme disait si bien mon patron : « Ça ne sert à rien d’être malheureux, alors soyons heureux! »

Alors, reprenons le fil ici pour nous mettre à jour.

La santé va bien. Toute la famille est vaccinée. Ceux que j’entends dire ne pas croire au vaccin, dont je respecte entièrement la position, n’ont pas plus d’arguments que ceux qui choisissent de s’y soumettre. Alors j’ai choisi ce qui m’apparaissait le mieux pour tout le monde.

Le moral est bon. Les nombreux jours ensoleillés de novembre et décembre m’ont permis, je crois, de traverser ce début d’hiver sans déprime. Et puis, pas trop le temps de me pencher sur mes petits problèmes, alors la vie suit son cours. Disons que je suis très occupée et c’est tant mieux!

Ma fille m’étonnera toujours. Elle apprend petit à petit à mieux gérer son stress, ce qui assouplit son caractère assez prompt. Son humour me fait un bien énorme. Elle a fait son premier « riz au légumes » récemment et a même osé le partager avec moi! Elle vit écartelée entre l’appartement de son copain, sa chambre ici et celle que son père a gardée au cas où elle passerait de temps en temps. Elle a trois maisons semble très bien s’en accommoder.

Mes amies me manquent. J’espère trouver du temps pour un petit café pendant les vacances. Mes collègues de travail et moi formons un clan de filles particulièrement volubiles, ce qui rend les heures de lunch très animées. Nous manquons de temps pour aller au bout de nos discussions très souvent. Alors ces « copines de bureau » m’aident à me sentir moins seule.

Mon chum ne change pas. Et je l’aime comme ça. Nous nous sentons bien, très bien ensemble. Je pense que je suis assez facile à vivre et lui, plutôt accommodant. Nous vivons le moment présent dans cette course que la vie nous impose en rêvant au jour où nous pourrons ralentir un peu.

Le quotidien est routine, mais une routine qui me plaît. Je m’entraîne, activité essentielle à ma survie depuis quelques années, je lis, un peu de tout et souvent je ne termine pas ce que je commence, mais désormais je ne me sens plus coupable de le faire. Je me promets d’aller au cinéma au moins deux fois pendant mes vacances, parce que j’adore le cinéma. J’ai des projets plein la tête, et je sais que je n’aurai pas assez d’une vie pour les réaliser. J’espère que je reviendrai après celle-ci, pour continuer.

Ce soir, je célèbre la veille de Noël en tête-à-tête avec mon copain (la dinde est déjà dans le four), car ma fille est dans la famille du sien. Nous serons tous ensemble demain pour nous rendre au traditionnel souper de Noël chez ma sœur (qui a le rhume). L’attention sera portée sur la petite, pour qui le père Noël aura apporté tant de cadeaux…
Mon cadeau, de moi à moi : ce fameux portable que j’ai tant tardé à choisir et que j’apprivoise petit à petit. Demain, nous déballerons les autres, en famille.

Joyeuses Fêtes à tous!

jeudi 19 novembre 2009

Novembre sous les feuilles

Sous un ciel de novembre plus ensoleillé que jamais, j’ai peine à réaliser que l’automne s’est installé. Je n’ai pas sorti mes bottes et je porte encore un manteau léger pour aller travailler tous les jours. Il ne fait ni chaud ni froid. Il fait frisquet en somme. Dans les rues, les amas de feuilles se substituent aux bancs de neige pour empêcher les voitures de se garer. Je me demande qui va les ramasser. Tout le monde attend que quelqu’un d’autre fasse ce qui doit être fait.

Nous avons fêté les scorpions dimanche dernier.. Ma fille et mon neveu sont tous les deux nés en novembre et nous avons l’habitude de faire d’une pierre deux coups et de les fêter en même temps. J’étais bien contente de revoir ma sœur, sortie de cette mauvaise grippe qui l’a empêchée de participer au souper qu’elle avait elle-même organisé avec nos amies d’enfance le mois dernier. C’est sans elle que nous nous sommes retrouvées dans un petit restaurant italien chaleureux, où le propriétaire nous a fait la conversation toute la soirée, si bien que nous sommes restées sur notre faim : nous avons manqué de temps pour aller au bout de nos confidences…

Mais nous avons eu un peu de temps pour aborder des sujets personnels qui m’ont permis de réaliser que nous sommes toutes sur la même longueur d’ondes. C’est rassurant. Il m’arrive parfois de me sentir un peu coupable de manquer de désir, d’être souvent fatiguée, de préférer une bonne nuit de sommeil plutôt qu’une nuit torride… Et je ne suis pas la seule! « Gadonc », comme dirait ma copine. Alors on a bien ri et ça fait du bien.

Donc ma pauvre sœur, ce soir-là, a choisi de ne pas venir nous contaminer. Elle a pris une bonne semaine pour se remettre de sa grippe, tout comme une collègue de travail qui s’est absentée une semaine elle aussi. Mais elles se sont toutes les deux bien remises, c’est ce qui compte. D’ailleurs, dès que j’ai su que les vaccins étaient maintenant disponibles pour les jeunes de 5 à 19 ans, j’ai conduit ma fille au centre de vaccination le soir même. Tout s’est passé en 45 minutes. Pas de longue file d’attente, pas de complications.

Tout va bien au travail. Je m’ennuie un peu des cours, par contre. J’ai jeté un œil sur le programme de psychologie de Teluq, très intéressant mais un peu cher. Je pourrais quand même commencer et voir si la matière me passionne suffisamment pour me motiver à continuer. J’hésite un peu, j’ai peur de manquer de temps. J’en manque déjà. C’est justement pour cette raison que j’écris si peu souvent ici. Et aussi parce que je suis rarement seule pour le faire. Ce soir, c’est exceptionnel.

Je suis si rarement seule que je m’étonne d’avoir peur du noir, tout à coup. J’ai l’impression de voir des ombres à travers la fenêtre. C’est fou.

Pas encore acheté mon portable, mais j’ai un faible pour le Sony VAIO, du point de vue ergonomique en tout cas. Je ne pourrai pas me résigner à acheter sur Internet sans pouvoir toucher l’objet. J’ai trop besoin du contact. Et certains modèles sont franchement laids. Par contre, c’est sur Internet que j’ai trouvé un forum d’aide pour me conseiller sur cet achat, et je suis bien satisfaite des réponses que j’ai reçues.
Voilà. Je vais me faire couler un bon bain chaud et me plonger dans mon livre, Le jeu de l’ange de Carlos Luis Zafon.