jeudi 19 novembre 2009

Novembre sous les feuilles

Sous un ciel de novembre plus ensoleillé que jamais, j’ai peine à réaliser que l’automne s’est installé. Je n’ai pas sorti mes bottes et je porte encore un manteau léger pour aller travailler tous les jours. Il ne fait ni chaud ni froid. Il fait frisquet en somme. Dans les rues, les amas de feuilles se substituent aux bancs de neige pour empêcher les voitures de se garer. Je me demande qui va les ramasser. Tout le monde attend que quelqu’un d’autre fasse ce qui doit être fait.

Nous avons fêté les scorpions dimanche dernier.. Ma fille et mon neveu sont tous les deux nés en novembre et nous avons l’habitude de faire d’une pierre deux coups et de les fêter en même temps. J’étais bien contente de revoir ma sœur, sortie de cette mauvaise grippe qui l’a empêchée de participer au souper qu’elle avait elle-même organisé avec nos amies d’enfance le mois dernier. C’est sans elle que nous nous sommes retrouvées dans un petit restaurant italien chaleureux, où le propriétaire nous a fait la conversation toute la soirée, si bien que nous sommes restées sur notre faim : nous avons manqué de temps pour aller au bout de nos confidences…

Mais nous avons eu un peu de temps pour aborder des sujets personnels qui m’ont permis de réaliser que nous sommes toutes sur la même longueur d’ondes. C’est rassurant. Il m’arrive parfois de me sentir un peu coupable de manquer de désir, d’être souvent fatiguée, de préférer une bonne nuit de sommeil plutôt qu’une nuit torride… Et je ne suis pas la seule! « Gadonc », comme dirait ma copine. Alors on a bien ri et ça fait du bien.

Donc ma pauvre sœur, ce soir-là, a choisi de ne pas venir nous contaminer. Elle a pris une bonne semaine pour se remettre de sa grippe, tout comme une collègue de travail qui s’est absentée une semaine elle aussi. Mais elles se sont toutes les deux bien remises, c’est ce qui compte. D’ailleurs, dès que j’ai su que les vaccins étaient maintenant disponibles pour les jeunes de 5 à 19 ans, j’ai conduit ma fille au centre de vaccination le soir même. Tout s’est passé en 45 minutes. Pas de longue file d’attente, pas de complications.

Tout va bien au travail. Je m’ennuie un peu des cours, par contre. J’ai jeté un œil sur le programme de psychologie de Teluq, très intéressant mais un peu cher. Je pourrais quand même commencer et voir si la matière me passionne suffisamment pour me motiver à continuer. J’hésite un peu, j’ai peur de manquer de temps. J’en manque déjà. C’est justement pour cette raison que j’écris si peu souvent ici. Et aussi parce que je suis rarement seule pour le faire. Ce soir, c’est exceptionnel.

Je suis si rarement seule que je m’étonne d’avoir peur du noir, tout à coup. J’ai l’impression de voir des ombres à travers la fenêtre. C’est fou.

Pas encore acheté mon portable, mais j’ai un faible pour le Sony VAIO, du point de vue ergonomique en tout cas. Je ne pourrai pas me résigner à acheter sur Internet sans pouvoir toucher l’objet. J’ai trop besoin du contact. Et certains modèles sont franchement laids. Par contre, c’est sur Internet que j’ai trouvé un forum d’aide pour me conseiller sur cet achat, et je suis bien satisfaite des réponses que j’ai reçues.
Voilà. Je vais me faire couler un bon bain chaud et me plonger dans mon livre, Le jeu de l’ange de Carlos Luis Zafon.

samedi 24 octobre 2009

La grippe de la saison

Bon bon bon, je ne suis pas vraiment hypocondriaque, j’ai juste tendance à l’exagération dans le domaine de l’anticipation du pire.

Je ne sais pas si toutes les mères sont comme moi, mais même si je sais que je couve exagérément mon petit poussin (qui, soit dit en passant, est tout de même sortie du nid depuis longtemps), j’ai toujours l’impression que je ne serai jamais tranquille. J’ai besoin de la voir en pleine forme, de bonne humeur et heureuse pour me sentir en paix. Aussitôt que ces trois conditions sont réunies, je me sens très bien. Dans le cas contraire, j’ai le cœur qui fond, la tête qui tourne, et je ressens une terrible envie de me ronger les ongles ou de m’accroupir dans le noir au fond du garde-robe jusqu’à ce que ça passe. Ne me parlez pas, ne respirez pas, ne me touchez pas, foutez-moi la paix!

Hier, ça n’allait pas, aujourd’hui, ça va. Et c’est toujours comme ça. Comment guérir? Si quelqu’un a une solution, je suis preneuse. Ma psy m’avait fortement suggéré de « lâcher prise ». Je n’y arrive pas. J’essaie. C’est trop pour moi. Il me faudrait une lobotomie.

Mais ma fille va très bien, maintenant qu’on lui a retiré le cathéter (picc line) et que les examens sanguins ont confirmé la victoire des antibiotiques sur la bactérie. Les quelques ecchymoses disgracieuses qu’elle a au bras et les traces de la fameuse morsure au poignet finiront bien par disparaître elles aussi.

Alors je ne devrais pas m’en faire autant. Même si la grippe menace… La grippe. Le vaccin dont on a tant parlé n’en finit plus d’arriver. Qu’il arrive qu’on en finisse. Je prends des comprimés de ginseng depuis des mois pour stimuler mon système immunitaire. (Je ne sais pas si ça marche pour la grippe, mais le jour où j’ai compris que pour venir à bout des verrues au doigt que j’ai combattues avec tout, je dis bien tout ce qui existe en termes de traitement – j’ai essayé tous les produits offerts en pharmacie, subi des dizaines de traitements à l’azote liquide chez le dermatologue et même expérimenté la crème Aldara conseillée par ce même dermato, donc, le jour où j’ai compris qu’il fallait que mon système immunitaire les « reconnaisse », j’ai cessé de les combattre de l’extérieur et commencé à les combattre de l’intérieur. Et ça marche. Elles se sont mises à disparaître une à une comme par magie.

Si seulement je pouvais faire de même avec mes inquiétudes, mes angoisses, mes peurs, ma déprime saisonnière…

dimanche 18 octobre 2009

Esprits créatifs

En recevant l’invitation de Nathalie à participer au Creacamp, qui avait lieu hier après-midi, j’avoue que j’avais quelques papillons dans l’estomac. Et ce matin, je me demandais encore pourquoi. « Je suis timide », a répondu mon moi intérieur. Et mon côté rationnel a, bien entendu, demandé « pourquoi? ». Puis, comme d’habitude, mes démons intérieurs se sont mis à se chamailler. « Tu manques de confiance en toi… tu ne t’estimes pas suffisamment… tu as peur de ce que les autres vont penser de toi… tu ne sais pas vraiment ce que tu veux… » etc., etc.

Heureusement, j’ai accepté l’invitation et j’avoue avoir été très très enchantée par la formule et charmée par les nombreuses participantes toutes plus créatives, inventives, audacieuses les unes que les autres. Espérons que ces belles qualités soient contagieuses, car j’en ai bien besoin.

Créative, je le suis certainement. Inventive, j’y travaille. Mais audacieuse, ça, je ne le suis pas du tout. Et c’est cette audace, cet esprit d’entrepreneure et la confiance qu’il faut avoir pour se lancer qui me manquent cruellement. Alors il me faudra certainement d’autres participations au Creacamp pour réunir les parties manquantes pour former le tout qui me fournira l’élan nécessaire pour me lancer (ou m’élancer).

Cela dit, je remercie publiquement ici cette gentille Nathalie (dont je suis fan des écrits et des bd qui, j’en suis persuadée, finiront bien par être publiées) de m’avoir fait connaître cet événement. Je vais à mon tour répandre la bonne nouvelle.

Arrivée chez moi après cette belle journée, j’ai vidé sur la table de cuisine le contenu de l’enveloppe remplie de cartes d’affaires et d’items promotionnels, comme une enfant qui vide sa citrouille dans sa chambre le soir de l’Halloween. J’étais ravie. Il me reste maintenant à découvrir tous ces sites de créatrices et à les partager…

lundi 12 octobre 2009

Dans la bouche du chat

Il y a trois semaines, ma fille, en visite chez une amie, a été mordue par un chat. Ça s’est passé en soirée et après avoir désinfecté la blessure, ma fille est allée dormir. Le lendemain, elle a constaté que sa main était très enflée. Elle a donc appelé maman. Et maman, évaluant l’urgence de la situation, a recommandé à sa fille de se rendre immédiatement à la clinique médicale où elle l’a rejointe avec en main le carnet de vaccination.

Je suis arrivée à la clinque en même temps qu’elle et j’ai tout de suite demandé à l’infirmière de garde de vérifier le carnet de vaccination et d’évaluer l’urgence de la consultation. Nous étions prêtes à nous déplacer rapidement à l’hôpital si nécessaire. Elle a été vue par le médecin assez rapidement et celui-ci lui a prescrit un antibiotique par voie orale. L’infirmière lui a fait un pansement qu’il fallait tenir humide afin de favoriser la guérison. Le lendemain, elle devait retourner à la clinique pour évaluation. Le médecin qui l’a revue lui a alors ordonné de se rendre à l’hôpital, car l’enflure n’avait pas diminué et ma fille se plaignait de douleur au bras.

Morale de l’histoire : il ne faut pas banaliser une morsure de chat et il faut agir très vite quand cela arrive, car la bouche des chats est pleine de bactéries. À l’hôpital, on lui a installé un cathéter et on lui a prescrit un antibiotique intraveineux qu’elle doit s’administrer elle-même. Elle en a pour plusieurs semaines. Elle est retournée à l’école après avoir passé une semaine à la maison et plusieurs heures dans les salles d’attente de l’hôpital pour différents tests. Tout ça parce qu’elle s’est interposée dans une bataille de chats!

Cette mésaventure nous a fait vivre des émotions fortes. Elle nous a aussi permis de constater à quel point nous hésitons à consulter, souvent parce que nous redoutons les longues heures d’attente dans les salles d’urgence. L’état de notre système de santé inquiète, avec raison. J’ai été témoin du découragement des infirmières devant la tâche énorme qu’elles ont sur les épaules. Certaines remettent en question leur choix de carrière, totalement épuisées par la surcharge de travail et le manque de ressources.

Au début du mois d’août, j’ai téléphoné à la clinique pour obtenir un rendez-vous avec mon médecin pour mon examen annuel. Cet examen était prévu pour le mois de décembre. Et bien, même avec quatre mois d’avance, je n’ai pas obtenu ce rendez-vous. Pire, on m’a dit de rappeler en janvier parce que le médecin n’avait pas donné son horaire pour l’an prochain! C’est dramatique. Encore chanceux que je sois en bonne santé. Mais quand même, je suis un peu découragée. Je devrai peut-être passer mon tour cette année. J’ose espérer que non.

Et pendant mes loisirs, je cherche un ordinateur portable. Trop de choix. Quelqu’un a une idée?

dimanche 13 septembre 2009

Beau temps

Comme on commence souvent une conversation banale en parlant du temps qu’il fait, j’ai parfois envie de me servir de ce faux-fuyant pour éviter de parler de moi ici. Je pense au soleil qui resplendit depuis quelques jours et qui permet de croire, malgré les jours ternes de l’été qui s’achève, que nous aurons encore quelques journées de temps doux avant que le froid nous oblige à nous mettre à l’abri.

Je me sens bien seule ces temps-ci. Seule avec moi-même. Seule avec mon silence et mon envie de ne rien dire. Seule pour regarder les gens heureux autour de moi et me réjouir de leurs éclats de rire, de leur insouciance. Seule pour observer le monde qui va trop vite, où la technologie bouscule nos vies, nos habitudes, notre avenir. Seule devant l’incertitude des chemins qui s’ouvriront devant moi dans les prochaines années.

Je me sens vieillir un peu. Mais ça va. Tout ceci est positif. Je n’ai pas peur du vide.

Ma fille n’a jamais été aussi heureuse et juste ça, c’est un cadeau de la vie que je savoure à petite gorgée. Son sens de l’humour s’aiguise, sa finesse, sa délicatesse et l’expression d’une intelligence vive et sensible se sont substituées aux attitudes boudeuses et à la susceptibilité de l’adolescente difficile à suivre qu’elle a été. Une très belle jeune femme pleine d’avenir.

Je la guide dans son apprentissage de la conduite automobile, et même si l’exercice m’apporte son lot de stress et d’inquiétude, je suis forcée d’accepter qu’elle sera bientôt en possession d’un permis de conduire et qu’elle finira bien par prendre la route toute seule. La route. Toute seule.

Elle me raconte que certains de ses amis ont été victimes d’accidents graves parce qu’ils ont pris le volant à la sortie des bars. Elle essaie de me convaincre qu’elle sera le « chauffeur désigné » pour éviter ainsi que d’autres accidents se produisent. Je m’efforce de lui faire comprendre qu’elle n’a pas à porter le poids de cette immense responsabilité. Je la connais. Il faudra que mes arguments soient appuyés et très convaincants pour la faire changer d’idée. D’ici là, je fais l’éloge du la modération et des taxis…

Il y a de biens bons livres à lire ces temps-ci. Ma table de chevet ploie sous le poids de ceux qui attendent leur tour. J’ai négligé d’en faire la liste sur ce blogue. J’ai aussi négligé d’en faire l’éloge sur Sans parler. Pourtant, la musique et les livres font toujours partie de ma vie. Le théâtre aussi. Nous avons choisi quelques pièces pour la nouvelle saison. J’en reparlerai.

La journée s’étire. Le soleil brille encore à ma fenêtre. Il faut que je prépare le souper. Je n’ai pas faim.

samedi 22 août 2009

La bande des six

Ça m’a pris une bonne semaine pour me remettre de notre « fin de semaine de filles » je blague :-). Nous retrouver toutes les six pour ces deux jours de canicule (ma sœur a fait ses prières pour qu’on ait du beau temps et ça a marché!!) nous a fait le plus grand bien. Ce qui nous a fait aussi le plus grand bien, c’est de pouvoir nous rafraîchir dans la piscine, tout en sirotant un bon verre de rosé bien frais.

Nous sommes toutes arrivées à la même conclusion : même si les années ont passé et même si nous nous sommes un peu éloignées, nous avons immédiatement reconnecté. Et d’une certaine manière, c’est très rassurant. Rire ensemble, se confier l’une à l’autre, parler de nos petits et de nos grands bobos (l’une d’entre nous a subi une opération cardiaque et pensait ne jamais s’en remettre…), puis se retrouver le lendemain pour déjeuner et savoir que nous avons toute une journée pour enfin prendre le temps… c’est magique.

Autour de la table, les idées de projets ne manquaient pas : une fin de semaine à New York, une semaine à Cuba ou en Guadeloupe… Pourquoi pas? Nous n’avons plus de jeunes enfants à nous occuper, nos chums sont bien capables de se passer de nous pendant quelques jours et avec un peu d’organisation, ces projets pourraient bien finir par se réaliser. En tout cas, la graine est semée.


***

Avant de quitter la psychologue à notre dernière rencontre, je lui ai avoué que je sentais que j’avais besoin de me bousculer moi-même, comme si le fait d’aller en thérapie m’avait rendue un peu paresseuse, inerte. À un certain moment, j’avais l’impression d’avoir perdu la mémoire. Était-ce une réaction défensive? Le fait d’avoir perdu la mémoire me permettait, d’une certaine manière, d’effacer les souvenirs. Ces souvenirs qui, au cours de nos rencontres, finissaient par resurgir de toute façon.

C’est en visionnant en rafale la télésérie In Treatment (merci Nathalie!) sur DVD que j’ai réalisé combien j’avais bien travaillé, sans m’en rendre compte. J’ai aussi réalisé que mon blocage principal pour faire avancer cette thérapie, c’est mon manque de sincérité, ma pudeur, ma peur des mots. Croyez-moi, c’est bien plus facile d’écrire que de parler dans mon cas.

Il se passe plein de choses dans ma tête. J’ai envie de m’inscrire à un cours de Psychologie de la personnalité (Teluq), parce que j’ai toujours rêvé de faire de la psychologie et que ce programme n’exige pas de préalables en mathématiques, comme l’exigeait le programme collégial à l’époque où je me suis inscrite au Cégep… J’ai abandonné les mathématiques en secondaire V, pas parce que je n’aimais pas, mais parce que je voulais me consacrer au théâtre et à la littérature à l’époque…

Bon, c’est précipité ce que j’écris, mais c’est spontané. Et je pense qu’il est temps que je revienne à une certaine spontanéité ici. Que je me réapproprie ce lieu, cet espace qui m’appartient et où je partage, avec qui veut les lire, quelques-uns des secrets de mon âme.

samedi 8 août 2009

J'aurais voulu être une grande personne

Parfois, il arrive que des phrases comme celle-ci me viennent à l’esprit. Et c’est en réfléchissant au sens qu’elles portent que je décode, petit à petit, l’énigme de ma propre personne.

J’ai mis fin, non sans un certain regret, à mes séances de thérapie avec la psychologue lundi dernier. Bien que nous ayons discuté à quelques reprises de mon questionnement sur la nécessité de poursuivre cette démarche, je l’ai sentie surprise et un peu déçue. Je lui ai simplement dit, en toute sincérité, que j’avais besoin de me bousculer un peu plus, de repousser mes limites, d’aller dans l’action plus que dans la réflexion.

Ressasser les vieux souvenirs, gratter les vieilles blessures, consoler l’enfant qui a tellement manqué d’attention et d’encouragement, tout ceci me semble un peu inutile. Il me faut reconnaître, une fois pour toute, que c’est dans le présent, l’ici et maintenant que ça se passe et que c’est là que je trouverai mes réponses.

À écouter les autres, mes collègues de travail, mes amis, ou même des étrangers, des personnalités publiques, des artistes qui acceptent de confier sans pudeur leurs blessures intérieures (j’avoue que j’écoute avec attention l’émission de Josélito Michaud On prend toujours un train, où il interviewe des personnalités de tous les milieux sur le thème de la perte, du deuil), je me rends compte que je ne suis pas exceptionnelle, que j’éprouve certains petits problèmes affectifs tout à fait normaux compte tenu de l’éducation que j’ai reçue et de certains manques que j’ai subi et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Voilà. C’est moi. Avec certains morceaux qui fonctionnent mieux que d’autres, avec une tête qui prend trop de place oui, qui ne laisse pas l’émotion prendre le dessus, c’est vrai, mais qui m’a permis de « passer au travers » et de ne pas devenir cinglée. Pour le reste, je ne me considère vraiment pas comme une personne incapable de « ressentir ». Au contraire, j’ai le « ressentir » très à fleur de peau et je n’aime pas particulièrement le montrer.

Et puis, je vais bien. Oui, c’est en état de crise que j’ai frappé à cette porte pour demander de l’aide. Oui, je ne savais pas comment réagir à la violence physique que ma fille venait de subir (ou plutôt, je savais très bien comment réagir, mais je ne savais pas comment agir). Et au fond, c’est elle, ma fille, qui m’a montré le chemin.

Une chose est sûre, c’est que je ne ressens plus ce besoin d’aide. Donc, à la limite, je peux conclure que l’aide que j’ai reçue m’a suffit. C’est l’essentiel.

Je me suis rapprochée de moi. La mémoire me revient peu à peu. L’envie de créer, de jouir de la vie, d’avancer et bel et bien là. L’énergie circule mieux. Je ne suis pas totalement « réparée », mais je suis ok pour un bon bout de chemin.