samedi 14 février 2009

Peut-être paisible

Ce n’est pas simple de plonger en soi. Je me suis surprise cette semaine à m’interroger sur la pertinence d’une telle démarche. Je n’ai pas vraiment peur. Ou peut-être un peu. Je ne sais pas trop.

La dame devant moi est d’une grande douceur. C’est pour m’aider à comprendre la difficile relation que ma fille entretient avec un garçon très perturbé que je suis allée la voir. Et là, je continue. Parce que je trouve du réconfort dans ses paroles et que je sens, inévitablement, que je dois avancer. Même si le chemin est couvert de clous. Il y a toujours moyen de passer. Je trouverai bien.

Je me sens privilégiée. J’ai de bons amis, un homme dans ma vie qui m’aime et qui m’accompagne. Nous avons sagement « travaillé » pour que notre relation soit harmonieuse, enrichissante et paisible. Nous avons du plaisir à vivre ensemble. Je me sens bien avec lui. Voilà une bien bonne chose.

Avec mon ex, le père de ma fille, les choses ne vont pas très bien. Il s’éloigne, m’évite peut-être, se déresponsabilise certainement. Tant pis pour lui. Je serai toujours là pour ma fille, même si je suis trop souvent celle qui passe pour la méchante, celle qui fixe les limites, celle qui ne sera peut-être jamais l’amie mais toujours la mère. Et lui, il récolte l’amour inconditionnel de sa fille, une richesse dont il ne semble pas mesurer l’immensité.

Au travail, la situation se rétablit lentement et les nouvelles responsabilités qu’on m’a confiées font en sorte que les journées passent très vite. J’aime travailler. J’aime solutionner des problèmes. J’aime parler aux gens. J’aime le milieu dans lequel j’évolue. Donc, disons que le bilan est positif.

Tout ça est bien, mais j’ai envie d’aller plus loin. J’ai envie de m’ouvrir à moi-même. J’ai envie d’être plus créative, plus épanouie. J’ai envie de me débarrasser de cette anxiété qui parfois m’envahit et me coupe le souffle. J’ai envie d’apprendre à lâcher prise.

Tout un contrat, comme dirait l’autre!

Il y avait aujourd’hui une ambiance festive partout où je suis allée. À l’épicerie, à la SAQ, au marché, et même à la bibliothèque! Ça sent presque le printemps… La saison des amours.

samedi 31 janvier 2009

Du dehors au dedans

J’ai l’impression de marcher sur une plaque de glace. Sous mes pas, c’est extrêmement fragile. J’ai le choix. Changer de route ou… continuer.

Je ne connais pas d’autres chemins que ceux que j’ai empruntés jusqu’ici pour entrer en moi. L’écriture, même si c’est un excellent moyen d’expression, demeure encore une fois un moyen d’intellectualiser plutôt que de ressentir.

Quand j’étais étudiante, à l’école secondaire, je faisais de « l’expression dramatique ». Des exercices préparatoires à l’expression théâtrale en quelque sorte. Improvisation, mouvement, relaxation. C’était très bénéfique pour une adolescente comme moi qui était particulièrement timide et introvertie. Dans ces cours, je me sentais bien. J’ai appris à tisser des liens avec des gens autrement que par la parole. J’ai appris à m’exprimer avec mon corps, à me rapprocher physiquement des autres.

C’est fou comme j’ai l’impression de marcher dans le vide.

Dimanche dernier, je suis allée rendre visite aux parents de ma meilleure amie d’enfance. Ce sont, en quelque sorte, ceux qui ont été mes deuxièmes parents. Une famille adoptive si on peut dire. Il y avait déjà quelques années que je ne les avais pas vus. Ils ont vieilli. Si on peut dire de gens très vieux qu’ils vieillissent encore. Lui, malgré un récent AVC, a toujours de grands yeux d’enfants rieurs. Mais il est un peu perdu. Elle lui jette des regards un peu moqueurs et le reprend quand il se trompe, quand il confond le nom de fille de ma mère avec mon nom de famille. Une sorte de lapsus révélateur quand même. Elle et lui sont toujours aussi unis. Ils quittent maintenant leur dernière demeure pour aller vivre dans une petite chambre, chez une dame qui s’occupe de personnes âgées en perte d’autonomie. Un ange comme il en existe encore trop peu. Un ange qui est arrivé au bon moment.

Ça m’a ébranlée. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, comment agir. Je n’avais pas envie de leur dire adieu. Je ne veux pas les voir partir. Je sais qu’ils partiront. Je suis partie en laissant ma copine retourner seule chez elle. Je sentais qu’un long silence allait monter en moi et j’avais envie de lui laisser la place. Toute la place.

Tout ça remue beaucoup de choses en moi.

J’ai l’impression de revenir en arrière. De soulever un voile sans trop savoir ce que je vais trouver en dessous. Je ne sais pas si je dois vraiment regarder. Je ne sais pas si je dois. Je suis dans une totale incertitude. C’est bien inconfortable.

samedi 17 janvier 2009

Recharger mes batteries

La vague de froid aura eu raison de la batterie de ma voiture. C’est ce matin qu’elle a rendu l’âme. Heureusement, la dépanneuse de la CAA est vite arrivée pour redonner vie à ma petite Toyota, le temps de me rendre chez mon garagiste préféré (ouvert le samedi, c’est quand même pratique) pour y faire installer une nouvelle batterie.

C’est la première fois que j’utilise les services de la CAA, et je savais très bien qu’en ces jours de grands froids, ils sont fort occupés. Toutefois, ils ont répondu à mon appel en moins d’une heure. Le gentil monsieur qui conduisait la dépanneuse affichait un sourire contagieux et sa bonhomie m’a consolée de la mauvaise nouvelle qu’on m’avait déjà annoncée au téléphone : le service de remplacement de la batterie sur place n’était pas offert aujourd’hui. Le jeune homme m’a expliqué que non seulement ils étaient trop occupés pour l’offrir, mais que, par temps si froid, cette opération pratiquée à l’extérieur comportait des risques de bris que la compagnie refusait de courir. Par contre, il a ajouté « Si vous êtes patiente, je peux le faire demain. Le temps sera plus doux. » Je l’ai remercié en lui promettant de le rappeler si je ne trouvais pas de garage pour effectuer le travail aujourd’hui.

C’est que, en général, j’aime bien me débarrasser rapidement des ennuis de voiture. Avec sa nouvelle batterie, elle démarre au quart de tour! Voilà une bonne chose de faite.

Je discutais justement ce matin avec mon copain au sujet de mon besoin pressant de faire le point sur mon emploi du temps et sur l’énergie que je consacre aux différentes activités que je pratique, incluant le travail. Car, qu’on le veuille ou non, le travail nous prend beaucoup d’énergie. J’ai étudié pendant les cinq dernières années tout en travaillant, pour compléter mon certificat. Aujourd’hui, je devrais avoir plus de temps. Pourtant, j’ai l’impression de ne pas en avoir plus. Pourquoi?

Et même si l’entraînement prend un place importante dans ma vie, parce qu’il me permet, justement, de recharger mes batteries et d’entretenir ma mécanique intérieure, cette activité me prend du temps. En fait, une bonne partie de mes heures de loisir y passe. Mais je refuse d’arrêter ou de ralentir. C’est trop « payant » pour abandonner.

Donc, je suis piégée. Piégée par le besoin de recourir à ces heures d’exercices pour avoir l’énergie suffisante pour travailler et faire ma part de travaux domestiques. Je vais trop peu souvent au cinéma, je lis et j’écris trop peu à mon goût. Je n’ai pas assez de temps pour cuisiner, voir mes amis, faire de la couture…

Une chose est sûre : je ne m’ennuierai pas à ma retraite. J’aurai enfin du temps pour faire tout ça, et même plus!

dimanche 11 janvier 2009

Pour commencer

Le retour au travail en janvier s’accompagne des habituels vœux de bonne année que les bonnes manières nous obligent à adresser à nos collègues. Moi qui ne suis pas très à l’aise avec les démonstrations d’affection – du genre bisous à des gens que je connais très peu – je m’en suis sortie tout de même assez bien cette année. Les petits nouveaux sont nombreux et ce sang neuf nous fera certainement le plus grand bien. Cela dit, reprendre le travail n’est jamais facile, d’autant plus qu’il y avait de nombreux absents. Voyage d’affaires, arrêt de travail ou deuil dans la famille, autant de raisons qui obligent nos collègues à rejoindre la troupe un peu plus tard.

Avec la routine du travail, j’ai aussi repris la routine de l’entraînement plus régulier. Ça me fait le plus grand bien. Ma fille est chez son père (en principe, mais je présume qu’elle ne doit pas y être très souvent) depuis fin décembre, et cette pause parentale est plutôt reposante. Je l’ai vue la semaine dernière, elle profite de ses vacances pour voir ses amis et paresser un peu. J’ai l’intention de lui faire comprendre très bientôt qu’elle devra sérieusement se chercher un travail à temps partiel pour assumer une plus grande partie de ses dépenses. Pour l’instant, je la laisse profiter de ce répit.

Chaque début d’année s’accompagne inévitablement, en tout cas pour moi, d’une réflexion sur l’avenir et d’une analyse du présent. Ma situation au travail ressemble à celle que j’ai vécue il y a quelques années, juste avant ma séparation. Comme je suis l’adjointe d’une personne qui s’absente souvent à cause de problèmes de santé, j’écope inévitablement d’un surplus de travail. Ça, ça peut toujours aller. Mais là où je commence à avoir un problème, c’est dans l’absence de perspective à long terme. Vivre cette situation au jour le jour m’empêche d’organiser mon travail en ayant une vision définitive des tâches que je dois accomplir et des responsabilités qui y sont attachées. Si tel était le cas, je pourrais enfin établir mes priorités et déléguer les tâches que je considère « de trop » pour pouvoir me consacrer au développement de celles qu’on m’aura confiées. Autrement dit, mieux faire mon travail sans avoir toujours l’impression que je n’y arriverai jamais. Je suppose que dans quelques jours nous pourrons être fixés. D’ici là, j’espère tenir le coup.

Je rencontre la psychologue demain soir. Je sais que ça me fera du bien d’aller faire le point. Ensuite, on verra si ça vaut la peine de continuer ces rencontres chaque semaine. Mon entourage m’a beaucoup aidée. Mon chum, parce que je peux pleurer dans ses bras et me laisser aller; ma sœur, parce qu’à l’opposé de moi, c’est une mère qui sait se dissocier des problèmes de ses enfants tout en demeurant totalement à l’écoute; ma meilleure amie, parce que sa grande sagesse et sa sérénité m’ont permis de dissiper le nuage qui m’empêchait d’évaluer la situation avec justesse; mes collègues de travail, parce que je peux confier à certaines mes soucis familiaux et que je me sens appuyée; et tous mes amis, ceux et celles qui ne savent rien, parce que sans eux je n’aurais pas l’occasion de rire aussi souvent et surtout, de penser à autre chose.

Et l’avenir dans tout ça? Comme dirait l’autre, on n’en sait rien. Mais on peut espérer. Espérer que nos emplois seront sauvés dans cette crise économique qu’on nous annonce peu réjouissante. Espérer que nos valeurs prendront une nouvelle dimension, plus à l’échelle de l’humain que du matériel qui ne nous satisfait jamais. Espérer que le monde change, pour le mieux…



mercredi 31 décembre 2008

Meilleurs jours

J’ai déjeuné avec ma meilleure amie lundi matin. Ses paroles très sages m’ont réconfortée grandement, et son sens de l’humour a réussi à dissiper le gros nuage gris qui flottait au-dessus de ma tête depuis quelques jours.

Vivre l’instant présent, pratiquer le détachement affectif, donner le meilleur de moi-même à ma fille pour qu’elle sache que je suis là pour elle malgré toutes les inquiétudes qui m’habitent, pour qu’elle sente que la voie à suivre sera celle qui lui permettra de se découvrir elle-même, de s’épanouir, de faire du mieux qu’elle peut pour réussir sa vie. « N’oublie pas que tu lui as enseigné de belles valeurs. »

Hier, j’ai dit adieu à la quarantaine et j’ai accueilli la cinquantaine avec un grand sourire. Ma sœur est arrivée tôt le matin, les bras chargés de cadeau. L’un de ces cadeaux, offert par mon chéri (j’emprunte le terme à Béo parce que je le trouve très mignon), était un rendez-vous pour un massage aux pierres chaudes au Spa Eastman à Montréal. Ma sœur m’accompagnait et me consacrait toute sa journée (quel beau cadeau!). Nous nous sommes donc dirigées toutes les deux vers le centre-ville pour aller nous faire dorloter.

J’ai bien aimé le massage, mais ce que j’ai aimé par-dessus tout c’est de passer la journée avec ma sœur. Nous avons dîné dans un petit café, ensuite nous sommes allées fouiner dans les boutiques qui affichaient déjà des soldes très intéressants. J’ai acheté des serviettes de bain et ma sœur est rentrée avec quatre coussins pour le salon. De gros sacs à transporter, mais une petite dépense bien raisonnable. Nous avons tourné en rond avant de retrouver le chemin vers le métro et sommes rentrées chez nous pour attendre ma fille, mon copain et le mari de ma sœur avec qui nous allions célébrer mon anniversaire au restaurant.

Le souper était délicieux, le vin, choisi au hasard par ma fille en pointant du doigt une ligne sur le menu (une chance, elle est tombée sur une bouteille à un prix raisonnable) l’était tout autant. Les portions généreuses et notre gourmandise nous ont joué un tour. Mais ces petits excès n’ont rien gâché à mon plaisir d’être entourée de ceux que j’aime pour terminer cette si belle journée.

Vivre le moment présent, en savourer toute la richesse sans penser à hier ou à demain. C’est une bien sage résolution. C’est la mienne.

samedi 27 décembre 2008

Mauvaise année

Alors que les vœux de bonne année fuseront de toutes parts dans les prochains jours, 2008 s’en ira doucement, laissant dans son sillage le souvenir des événements qui auront fait d’elle une année que bien des gens souhaitent oublier. Cette fin d’année, pour moi, est marquée par les difficultés que ma fille éprouve dans sa relation amoureuse, relation que je souhaite de tout cœur voir se terminer pour de bon. Mais cette décision, cette vie, ne m’appartient pas.

Comme le disait récemment avec justesse la psychologue que j’ai consultée récemment, il est normal qu’un parent souhaite que son enfant parte du point A pour aller au point B, en suivant la ligne la plus droite possible. Parce que les parents, eux, ont un bagage d’expériences qui leur permettent de savoir que la ligne droite est le chemin le plus court, le plus facile. Et aucun parent ne souhaite voir souffrir son enfant, le voir perdre son temps, gâcher sa vie.

Ma fille, elle, ne l’entend pas de cette manière. Malgré l’évidence que cette relation s’épuise et que les conflits entre elle et son copain minent totalement sa qualité de vie – et par ricochet la mienne –, elle persiste à reculer sans arrêt, à retourner à la source du problème, à se laisser envahir. J’ai du mal à laisser faire.

Mon corps me parle. J’ai un point dans le dos, à la hauteur des omoplates, et le cou tellement rigide que j’ai peine à tourner la tête. J’ai mal. Je dors mal, je n’ai pas d’appétit, je n’ai envie de rien.

Je n’ai pas envie de raconter toutes les péripéties que cette saga nous a fait vivre ces derniers jours. Je crains toujours la prochaine. Cette fin d’année ressemble à la journée d’aujourd’hui : grise, brumeuse et triste.

Pourrais-je célébrer dans la joie l’arrivée de la cinquantaine? J’en doute. Noël en famille m’aura procuré au moins quelques bons moments, surtout ceux de voir évoluer la petite princesse, la fille de mon neveu, dont les gazouillis de l’an dernier se sont transformés bien vite en mots. Elle gravis les marches de l’escalier avec une belle assurance, mais tourne encore trop vite les pages des livres, qu’elle déchire sans le vouloir. Ceux que je lui ai offerts pour Noël seront rangés pour plus tard ou feuilletés sous haute surveillance…

Ce soir, c’est une fête entre amis qui me force à sortir. Je serais bien restée dans ma chaumière, sans bouger. Mais c’est certainement mieux ainsi. Cette sortie me permettra d’oublier pendant quelques heures cette fin d’année plutôt moche.

dimanche 21 décembre 2008

Pâle décembre

Le voilà presque terminé, ce blanc mois de décembre. Et je ne peux pas dire, cette fois-ci, que je ne l’ai pas vu passer. Au contraire. Chaque jour de ce mois, depuis le premier, se compare à une pièce de puzzle. Chacune de ces pièces est différente, et je sais très bien qu’elles finiront toutes par s’assembler. Et je comprendrai, enfin, le sens de ces perturbations.

Heureusement que la douce Marie-Lise a trouvé les bons mots pour m’apaiser, me réconforter. Mon anxiété est en rémission. Elle a fait place à un sentiment d’abandon, j’oserais presque dire, de sérénité.

Décembre et ses tempêtes, décembre et son instabilité. Décembre qui termine l’année et où, à son avant-dernier jour, je suis venue au monde pour commencer la mienne. J’arrive à la fin, comme en retard, comme un cheveu sur la soupe.

J’ai la tête un peu dans la brume. Je me suis couchée aux petites heures du matin. Hier, c’était le « party de bureau » traditionnel. Je me suis éclatée. Pas dans l’alcool ni dans la bouffe – j’y suis allée avec une grande modération –, mais dans le rire et la folie. Dieu que j’ai changé! Il faut dire que la folie contagieuse d’une collègue de travail y est pour quelque chose.

L’ambiance de fin de soirée était plutôt à la discussion qu’à la danse, alors, c’est assise au bar que je me suis retrouvée pour écouter bien plus que pour placoter. Et c’est en écoutant qu’on apprend…

Ce matin, je me suis levée un peu tard et quand ma fille est arrivée, vers 11 heures, nous avons pris un café ensemble. Elle a terminé sa session et elle était d’un calme rassurant. Nous avons passé la journée ensemble, vacant chacune à nos occupations, et l’avons terminée par un souper avalé trop vite. Quand aurons-nous vraiment le temps de nous arrêter?

Il me reste deux jours de travail avant les vacances. Ce seront deux journées bien remplies. Une panne informatique a paralysé notre système vendredi dernier. Un très mauvais moment. Nous avons dû reporter beaucoup de tâches qu’il aurait fallu exécuter pour la fin d’année. Ce fâcheux événement nous a fait réaliser combien nous sommes devenus dépendants de la technologie et combien, sans elle, nous ne savons plus faire grand-chose de nos dix doigts.

Je verrai demain, si j’arrive à sortir de chez moi. La tempête nous a laissé une belle bordée de neige qui sera certainement difficile à déplacer. Et le froid va s’en mêler en plus, comme si ce n’était pas assez!